Cartes des guerres napoléoniennes
Les cartes que nous vous proposons ont été réalisées par nos soins à partir de cartes historiques, éditées en règle générale au dix-neuvième siècle, et appartenant désormais au domaine public. Nous y avons intégré des élements comme les altitudes, une échelle en miles et en kilomètres, et divers autres détails utiles en relation avec le texte rédactionnel.
Elles sont présentées par ordre chronologique.
PREMIÈRE COALITION : de 1792 à 1797
Elle est formée par la Prusse et l'Autriche en mai 1792, suite à la déclaration de guerre lancée par l'assemblée législative à l'empereur d'Allemagne François II. S'y rallient ensuite l'Angleterre et la Hollande (février 1793) puis l'Espagne (mars 1793), le Portugal, le royaume des Deux-Siciles et le royaume de Sardaigne.
PREMIÈRE CAMPAGNE D'ITALIE : Mars 1796 à avril 1797
Durant un an, de fin mars 1796 à avril 1797, le général Napoléon Bonaparte, à la tête d'une armée pourtant mal préparée et mal équipée, va s'imposer de manière magistrale et inouïe face aux Sardes puis aux Autrichiens, sur un vaste territoire du nord de l'Italie correspondant aux actuelles régions de Ligurie, Piémont, Lombardie, Emilie-Romagne, Toscane, Marches, Vénétie, Trentin-Haut-Adige et Frioul.
MONTENOTTE, MILLESIMO, COSSERIA et DEGO : Batailles du 12 au 15 avril 1796
Les combats, inaugurant la première campagne d'Italie, se tinrent au nord-ouest de Savona, en Ligurie, successivement le 12 avril 1796 à Montenotte Superiore, le 13 avril à Millesimo et Cosseria, enfin les 14 et 15 avril à Dego. Le terrain est montagneux et fort boisé.
MONDOVI : Bataille le 21 avril 1796
La bataille de Mondovì débute à Ceva, puis se déplace vers l'ouest au fur et à mesure que les Sardes retraitent sous la pression des Français : San Michele Mondovì, puis Vicoforte, enfin le village perché de Mondovì, à 25 kilomètres à l'est de Cuneo. Cela dans un relief tourmenté.
LODI : Bataille le 10 mai 1796
Napoléon Bonaparte et son chef d'état-major le général Louis-Alexandre Berthier remontent depuis Pizzighettone le cours de la rivière Adda vers le nors-ouest, et trouvent à Lodi, ville située à 31 kilomètres au sud-est de Milan, un pont intact reliant la ville à la rive gauche de l’Adda. La prise de ce pont sera une des plus grandes victoires de la première campagne d'Italie.
BORGHETTO : Bataille le 30 mai 1796
Les combats se tinrent à Valeggio-sul-Mincio, petite ville à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Vérone, où Bonaparte avait établi son Quartier Général, dans lequel il manqua d'être capturé. Puis en contrebas de la ville, au lieu-dit Borghetto (littéralement "Petit-Bourg") où le Mincio, élargi par plusieurs seuils artificiels, est traversé par le pont Visconti [Ponte Visconteo] construit au XIVème siècle, long de 650 mètres et large de 20.
CASTIGLIONE : Bataille les 3 et 5 août 1796
Castiglione delle Stiviere est un bourg situé à une douzaine de kilomètres au sud du lac de Garde, sur une route menant à Mantoue [Mantova]. A quelques kilomètres à l'est de Castiglione se trouvent Solférino et San Cassiano, au sud-est Guidizzolo, au sud Medole. C'est dans ce quadrilatère, comprenant dans son quadrant ouest le Monte Medolano (en fait une colline) et composé pour le reste de la plaine de Medole, qu'eurent lieu l'essentiel des combats.
BASSANO : Bataille le 8 septembre 1796
Bassano del Grappa est une ville de Vénétie, au pied des Préalpes vicentines, sur le fleuve Brenta.
ARCOLE : Bataille du 15 au 17 novembre 1796
Le célèbre pont d'Arcole enjambe le torrent Alpone, qui coule dans le sens nord-sud avant d'aller se jeter dans le fleuve Adige, quelques kilomètres au sud-est de Ronco all'Adige. Le village est entièrement situé à l'est de l'Alpone, donc sur sa rive gauche.
RIVOLI : Bataille les 14 et 15 janvier 1797
Rivoli Veronese est un village de Vénétie situé à l'est du Lac de Garde [Lago di Garda], à 25 kilomètres au nord-nord-ouest de Vérone [Verona], sur la rive droite (ouest) de l'Adige, dans une zone montagneuse. Le champ de bataille se situe au nord du village, depuis les contreforts du Monte Baldo jusqu'aux bords de l'Adige ; quelques combats eurent également lieu au sud, sur le Monte Pipolo.
DEUXIÈME COALITION : de 1798 à 1802
C'est l'Angleterre qui prend l'initiative de réunir cette coalition. Elle y réussit d'autant mieux que le comportement de la France, depuis la fin de la Première coalition, irrite ou inquiète toutes les grandes puissances européennes.
PYRAMIDES : Bataille le 21 juillet 1798
Le champ de bataille, fait essentiellement de dunes de sable, se situe sur la rive gauche (ouest) du Nil [نهر النيل], à 13 kilomètres au nord-nord-est des Pyramides de Gizeh [مجمع أهرامات الجيزة], tout autour d’Embabeh [إمبابة], à cette époque un village fortifié.
BAIE D'ABOUKIR : Bataille navale dite "Bataille du Nil" les 1er et 2 août 1798
Ce combat naval a eu lieu dans la baie d'Aboukir (ou Abu Qir), en mer Méditerranée sur la côte méditerranéenne de l'Égypte, à quelques dix-juit milles marins à l'est-nord-est de la presqu'île de Pharos à Alexandrie.
MONT-THABOR : Bataille le 16 avril 1799
Cette bataille, la plus importante de la Campagne dite de Syrie, s'est tenue dans la plaine d'Esdraelon [vallée de Jezréel], qui est dominée au nord-est par le Mont Thabor (culmionant à 588 mètres), lequel n'a toutefois pas connu de combat sur ses pentes. La fuite des mameluks en déroute se fit vers l'est, dans l'espoir de traverser le Jourdain.
ABOUKIR : Bataille le 25 juillet 1799
Cette bataille s'est tenue sur la presqu'île d'Aboukir (ou Abu Qir), sur la côte méditerranéenne de l'Égypte, à vingt-trois kilomètres au nord-est d'Alexandrie.
SECONDE CAMPAGNE D'ITALIE : Avril à juin 1800
Tandis que le général André Masséna, enfermé dans la ville de Gênes, subit un siège qui mobilise d'importantes forces autrichiennes, le Premier Consul Napoléon Bonaparte va en mai et juin 1800 à nouveau affronter l'Autriche, alliée dans de cadre de la seconde coalition à un autre empire continental : la Russie. Traversant les Alpes suisses et le Val d'Aoste, il débouche sur la Lombardie pour défaire l'ennemi dans la haute plaine du Pô.
GÊNES (GENOVA) : Siège d'avril à juin 1800
La ville de Gênes, ports sur la côte ligure de la mer Méditerranée, se situe entre deux fleuves côtiers à l'est et à l'ouest, et est surplombée au nord par un amphithéâtre montagneux de la chaîne des Apennins ligures.
MONTEBELLO : Bataille le 9 juin 1800
Montebello della Battaglia est un bourg lombard de la plaine du Pô situé à trente kilomètres au sud de Pavie [Pavia] et soixante à l'ouest de Plaisance [Piacenza].
La bataille se déroula de part et d'autre de la route ouest-est menant de Tortona à Plaisance [Piacenza], en contrebas du village de Montebello et tout autour de celui de Casteggio, situé un kilomètre à l'est. Le combat fit également rage pour le gain des hauteurs situées au sud des deux villages, initialement tenues par les Autrichiens. Ces derniers, défaits, firent retraite vers Voghera à l'ouest.
MARENGO : Bataille le 14 juin 1800
Spinetta Marengo est une commune lombarde située à trois kilomètres au sud-est de la ville fortifiée d'Alexandrie [Alessandria]. Entre les deux coule (vers le nord-est) la rivière Bormida, affluente du Tanaro, qui lui-même se jette dans le Pô. De Marengo part, vers l'est, la route de Tortona, qui traverse successivement le village de San Giuliano Vecchio et le hameau de Torre Garofoli. Au sud de cette route se trouve Cascina Grossa ; au nord, Castelceriolo.
Ce vaste théâtre d'opérations est rigoureusement plat.
TROISIÈME COALITION : 1805
A peine un an après le traité de paix d'Amiens, les relations sont à nouveau rompues entre la France et l'Angleterre. Celle-ci se met alors à la recherche d'alliés : ce seront la Russie, l'Autriche, Naples et la Suède.
ELCHINGEN : Bataille le 14 octobre 1805
Elchingen [Oberelchingen] est un village bavarois (limitrophe du Bade-Wurtemberg) situé à 8 kilomètres au nord-nord-est d'Ulm, sur les bords du Danube. Bâti à flanc de coteau, il domine une prairie, boisée par endroits, de quelques hectomètres de large, qui constitue la rive gauche (nord) du fleuve ; un pont [de nos jours en béton] relie Elchingen à Nersingen, sur l'autre rive. Dominant le village, une abbaye bénédictine, puis un vaste plateau s'étendant au nord jusqu'à la petite ville de Langenau et au nord-ouest vers les villages de Göttingen et Albeck.
ULM : Siège du 15 au 20 octobre 1805
Il s'agit davantage d'un siège de la ville que d'une bataille à proprement parler, même si de violents combats ont eu lieu. Les points stratégiques se trouvaient au nord de la cité (collines du Michelsberg et du Frauensberg)
TRAFALGAR : Bataille navale le 21 octobre 1805
Ce combat naval, un des plus déterminants de tous les temps, a eu lieu dans l'océan Atlantique, à environ 9 milles marins au nord-ouest du Cap Trafalgar, lequel se trouve à 45 kilomètres au sud-sud-est de la ville espagnole de Cadix [Cádiz], en Andalousie.
AUSTERLITZ : Bataille le 2 décembre 1805
C'est sur une très vaste superficie que se tint la bataille d'Austerlitz, à l'est de Brünn [Brno], en Moravie du sud. L'aire des combats a grossièrement la forme d'un triangle pointe en bas dont la base, au nord, est la route Brno-Olomouc, et la pointe, au sud, correspond au village de Satschann [Zatcany]. Entre le centre du triangle et son bord droit, le plateau de Pratzen [Prace], de forme allongée, orienté SW-NE, surplombe d'environ 80 mètres le reste de la zone, laquelle est assez vallonnée.
QUATRIÈME COALITION : de 1806 à 1807
Cette coalition se constitue en octobre 1806 lorsque la Prusse - qui refuse la réorganisation de l'Allemagne effectuée par Napoléon Ier - rejoint les pays qui sont restés en guerre avec la France à la fin de la troisième coalition.
AUERSTAEDT : Bataille le 14 octobre 1806
Auerstaedt est un village situé à quelques trente kilomètres au nord d'Iéna [Jena], ville allemande du nord de la Thuringe, où une autre victoire napoléonienne eut lieu le même jour. Le champ de bataille, qui se situe au nord et à l'est du village, est moyennement vallonné et traversé par un ruisseau, le Lissbach.
IÉNA (JENA) : Bataille le 14 octobre 1806
Iéna est une ville du nord de la Thuringe, dans la vallée de la Saale. Le champ de bataille, qui se situe au nord-ouest de la cité, est vallonné (collines du Dornberg au centre, du Sperlingsberg à l'ouest, du Landgrafenberg au sud) et très boisé au sud de la ligne Issestedt-Lützeroda-Closewitz.
EYLAU : Bataille le 8 février 1807
La bataille d'Eylau s'est tenue en Prusse Orientale [Ostpreußen], dans un rayon d'une dizaine de kilomètres autour du bourg de Preußisch Eylau.
FRIEDLAND : Bataille le 14 juin 1807
Friedland était un bourg de Prusse Orientale, à une trentaine de kilomètres à l'est de Preussisch Eylau, sur les bords de la rivière Alle.
BAILÉN : Bataille du 19 au 22 juillet 1808
Bailén (ou Baylén) est une ville andalouse située de nos jours dans la province de Jaén, à une quarantaine de kilomètres au nord de celle-ci.
Le champ de bataille est moyennement accidenté mais surtout très aride. De nos jours la culture de l'olivier est omniprésente, beaucoup plus intensive qu'à l'époque.
SOMOSIERRA : Bataille le 30 novembre 1808
Le col de Somosierra, culminant à 1438 mètres, est un des rares passages permettant de rallier Madrid en venant du nord (Burgos), à travers la Sierra de Guadarrama. La route qui y mène, orientée nord-sud, était à l'époque modérément sinueuse.
Le champ de bataille est constitué de la route elle-même et de ses côtés, le tout large en moyenne d'une trentaine de mètres, sur ses deux derniers kilomètres. Sur la droite (ouest), en léger contrebas, un ruisseau nommé El Duratón ; sur la gauche (est), les pentes de la Peña Cebollera.
CINQUIÈME COALITION : 1809
Les premiers échecs de Napoléon Ier, en Espagne, amènent l'Autriche à céder aux sollicitations anglaises et à rallumer la guerre (avril 1809).
ECKMÜHL : Bataille le 22 avril 1809
Le village d'Eggmühl [orthographe actuelle] se situe à vingt-six kilomètres au sud-sud-est de Ratisbonne [Regensburg], en Bavière. Les combats se tinrent dans une aire de quatre à cinq kilomètres autour d'Eckmühl, puis, lors de la retraite autrichienne, sur la route menant à Ratisbonne et de part et d'autre de celle-ci, jusqu'à Alteglofsheim et Köfering.
Le terrain, très vallonné et boisé, est traversé par la rivière Grosse Laber.
ESSLING (ASPERN) : Bataille les 21 et 22 mai 1809
La bataille d'Essling est appelée Bataille d'Aspern par les germanophones et d'Aspern-Essling par les anglophones ; les violents et meurtriers affrontements eurent en effet lieu dans et autour de ces deux villages, au nord du Danube, ainsi qu'à Gross-Enzersdorf, un peu plus à l'est.
L'île de Lobau, plus au sud, entre le Danube et un bras de celui-ci, de quatre kilomètres sur trois, est faite de bois et de marécages, le tout traversé de routes et chemins de terre.
WAGRAM : Bataille les 5 et 6 juillet 1809
Le champ de bataille se situe immédiatement au nord de celui d'Aspern-Essling, dans la plaine de Marchfeld. Il est limité à l'ouest par les hauteurs de Gerasdorf ; au nord par un ruisseau, le Russbach, dont le lit forme un creux de un à deux mètres de profondeur et dont la rive nord, après une étroite terrasse, se poursuit par un escarpement de quelques mètres de hauteur : le plateau de Wagram ; à l'est par le village de Glinzendorf.
OCAÑA : Bataille le 19 novembre 1809
Ocaña est un gros bourg de Castille à 65 kilomètres au sud de Madrid et 50 à l'est de Tolède [Toledo], qui devait compter à l'époque quelques 1000 maisons et 5000 habitants.
Le champ de bataille, aride et vallonné (surtout au nord-est avec la Meseta de Ocaña), est traversé d'est en ouest par un ruisseau, nommé Arroyo de los Yesares.
ARAPILES (SALAMANCA) : Bataille le 22 juillet 1812
La bataille des Arapiles est appelée Bataille de Salamanque (Battle of Salamanca) par les anglophones ; de fait les combats eurent lieu à quelques kilomètres au sud-est de cette cité (capitale de la province du même nom, située de nos jours au sud-ouest de la région de Castille-et-León).
SMOLENSK : Bataille du 16 au 18 août 1812
Ce premier grand affrontement de la Campagne de Russie s'est tenu autour et dans la ville fortifiée de Smolensk [Смоленск], qui se dresse sur la rive gauche (sud) du fleuve Dniepr [Дняпро].
LA MOSKOWA ou BORODINO : Bataille le 7 septembre 1812
La plus grande bataille de la Campagne de Russie s'est tenue au sud du petit village de Borodino [Бородино], à 125 kilomètres à l'ouest de Moscou. La rivière Moskowa [Москва-река] coule six kilomètres au nord-est et n'a pas connu les combats. Son nom a cependant été donné par les Français à la bataille, sans doute parce que la rivière coule plus en aval à Moscou, dont elle est l'hononyme en langue russe.
LA BÉRÉZINA : Bataille du 26 au 29 novembre 1812
Cette bataille, qui symbolise presque à elle seule la déroute de la retraite de Russie, fut pourtant une victoire tactique pour les Français. Il s'agissait de pouvoir traverser la rivière Bérézina [Бярэзіна], en amont de la ville de Borissov, à l'aide de ponts construits par les hommes du Génie dans des conditions épouvantables. Cela permit aux restes de la Grande Armée de poursuivre la retraite vers l'ouest.
SIXIÈME COALITION : 1813-1814
Elle se conclut en février et mars 1813, aussitôt après le désastre français de la campagne de Russie, entre les Russes, les Prussiens, les Anglais et les Suédois. Espagnols, Portugais, Sardes, Siciliens en sont également, ainsi, en Allemagne, que le Mecklembourg-Schwerin et le Hanovre.
Les Autrichiens s'y joignent au cours de l'été. La Bavière bascule à son tour en octobre, bientôt suivie, quand la situation française devient désespérée, par le Bade, le Wurtemberg et la Saxe. Les Pays-Bas, à peine restaurés en novembre 1813 sous la forme d'une principauté souveraine, adhérent eux-aussi à la coalition. Enfin, le Danemark doit s'y rallier au début de 1814, après avoir été défait par les Suèdois.
LÜTZEN : Bataille le 2 mai 1813
Lützen, à 20 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Leipzig, a donné son nom à cette bataille (sauf en Allemagne où elle est nommée Bataille de Großgörschen) bien qu'aucun combat ne s'y fût tenu, un peu comme à Austerlitz, Iéna ou Waterloo. Le champ de bataille, qui se situe au sud de Lützen, est vallonné et rural.
VITORIA : Bataille le 21 juin 1813
La ville de Vitoria [Gasteiz], au Pays Basque espagnol, se trouve au croisement de plusieurs routes stratégiques, en ce pays montagneux : au sud-ouest vers Burgos et Madrid, au nord-ouest vers Bilbao [Bilbo], au nord-est vers Saint-Sébastien [Donostia] et à l'est vers Pampelune [Pamplona], ces deux dernières menant vers la France.
Le champ de bataille est une cuvette entourée de montagnes, de vingt kilomètres sur dix. Les combats commencèrent au sud-ouest et à l'ouest de la ville, de part et d'autre de la rivière Zadorra, affluente de l'Ebre [Ebro]. Au fur et à mesure du repli des Français, ils se poursuivirent au nord de la cité et dans celle-ci. La débandade des troupes françaises se fera en désordre vers Pampelune, à l'est.
DRESDE (DRESDEN) : Bataille les 26 et 27 août 1813
Dresde [Dresden] est une ville de Saxe, à 190 kilomètres au sud de Berlin, sur l'Elbe. En grande partie détruit en février 1945 par la Royal Air Force, le centre historique a depuis connu une reconstruction spectaculaire, en particulier depuis la réunification allemande. Le champ de bataille, à l'est, au sud et à l'ouest de la cité, était constitué à l'époque de multiples petits villages.
LEIPZIG : Bataille dite "des Nations" du 16 au 19 octobre 1813
Leipzig est une ville de Saxe, qui comptait environ 32 000 habitants lors des guerres napoléoniennes. Le champ de bataille, très vaste et pratiquement plat, entoure la ville (à l'exception de l'ouest), avec à l"poque de nombreux villages.
HANAU : Bataille le 30 octobre 1813
Hanau est une petite ville de Hesse située à quelques trente kilomètres à l'est de Francfort [Frankfurt am Main], dans une boucle de la rivière Kinzig, qui rejoint le Main quelques kilomètres plus au sud. Le champ de bataille, au nord-est et à l'est de Hanau, est très boisé (forêt de Lamboy, notamment).
CAMPAGNE DE FRANCE : Janvier à mars 1814
En un peu plus de deux mois, du 25 janvier au 31 mars 1814, Napoléon 1er va tenir tête aux armées coalisées, russo-prussiennes et autrichiennes, au prix d'un virevoltant parcours au travers des départements de la Marne, de l'Aube, de l'Aisne et de la Seine-et-Marne, dans le nord-est de la France.
BRIENNE : Bataille le 29 janvier 1814
Le bourg de Brienne-le-Château, en Champagne, est situé à 37 kilomètres à l'est-nord-est de Troyes. La bataille se tint au château et ses terrasses qui dominent la ville, et dans les rues de celle-ci ; des affrontements eurent également lieu au nord-est de la ville, dans les bois de Maizières, et au nord, à Rances. La superficie du champ de bataille est très limitée.
CHAMPAUBERT : Bataille le 10 février 1814
Le petit village de Champaubert constituait, en 1814, un carrefour stratégique important, au croisement de la route est-ouest Châlons-Montmirail-Meaux-Paris et de la route nord-sud Reims-Epernay-Sézanne-Troyes.
Le terrain témoin de la bataille, moyennement vallonné, assez boisé par endroits, se situe de part et d'autre de ces deux axes, dans un rayon de six kilomètres autour de Champaubert : à l'ouest jusqu'à Fromentières, au nord jusqu'à La Caure, à l'est jusqu'à Etoges, au sud jusqu'au ruisseau Le Petit-Morin en passant par Baye, au sud-ouest à Bannay et ses environs.
MONTMIRAIL-MARCHAIS : Bataille le 11 février 1814
La ville de Montmirail se situe au croisement de la route NE-SW reliant Château-Thierry à Troyes et de celle orientée est-ouest menant de Châlons-en-Champagne à Paris. C'est de part et d'autre de cette dernière, à l'ouest de Montmirail, que se tinrent les combats, en particulier sur le territoire de la commune de Marchais-en-Brie.
VAUCHAMPS : Bataille le 14 février 1814
Le village de Vauchamps est situé à l'est de Montmirail, sur la route qui mène à Champaubert, Etoges et Châlons-en-Champagne.
Les combats eurent lieu dans les rues même de Vauchamps, puis dans les bois de l'Echelle et de Hautefeuille, au nord de ce dernier, enfin à Serrechamps, Janvilliers et Fromentières, à l'est-nord-est.
La poursuite des Prussiens par les Français se fera jusqu'à Champaubert et Etoges, encore plus à l'est.
MONTEREAU : Bataille le 18 février 1814
Les combats préliminaires eurent lieu en plaine de Brie, aux alentours de Mormant, Grandpuits, puis en se dirigeant vers le sud à Valjouan, Villeneuve-le-Comte [aujourd'hui Villeneuve-les-Bordes] et Orvilliers.
La bataille décisive embrasa Montereau [de nos jours Montereau-Fault-Yonne], ville située au confluent de l'Yonne et de la Seine, et les faubourgs la surplombant au nord : Surville et Villaron.
CRAONNE : Bataille le 7 mars 1814
Cette bataille se déroula sur le plateau de Craonne, à une vingtaine de kilomètres au sud de Laon, de part et d'autre du Chemin des Dames, en particulier autour de l'abbaye de Vauclair et de la ferme d'Heurtebise. Un siècle plus tard des combats encore plus meurtriers eurent lieu aux mêmes endroits, les villages de Craonne et Ailles étant, du fait des "progrès" de l'artillerie, rayés de la carte, et jamais reconstruits.
LAON : Bataille les 9 et 10 mars 1814
La ville fortifiée de Laon (prononciation : "lan") est sise sur un butte allongée selon un axe est-ouest, dominant d'une centaine de mètres la plaine picarde au nord, et une zone plus vallonnée au sud. Elle était alors aux mains de l'armée prussienne et russe sous les ordres de Blücher.
Les combats eurent lieu le 9 à Semilly et Clacy, au sud-ouest de la ville, à Leuilly, au sud, et sur la rampe d'Ardon, au pied de celle-ci. Le soir, Marmont chassa les Prussiens d'Athies, à l'est de Laon, mais dans la nuit ces derniers y surprirent les Français lors du fameux "hourrah", les pourchassant dans la plaine et les bois alentours, puis vers le sud-est jusqu'à Festieux. Le 10, ce fut à nouveau à Clacy et Ardon que les belligérants s'opposèrent violemment.
REIMS : Bataille le 13 mars 1814
Les violents combats, auxquels participèrent héroïquement des "Marie-Louise", conscrits français des classes 1814 et 1815, eurent lieu sur la rive gauche de la Vesle, qui arrose la cité de Saint-Remi : d'abord vers Rosnay, puis sur les hauteurs de Tinqueux, aux alentours du Mont-Saint-Pierre, enfin dans les faubourgs au sud-est de la cité. L'Empereur dirigea les combats du haut de la colline Sainte-Geneviève, toujours à Tinqueux.
ARCIS-SUR-AUBE : Bataille les 20 et 21 mars 1814
Le champ de bataille se situe sur la rive gauche de l'Aube, donc au sud de celle-ci. Il s'étend sur un demi-cercle autour d'Arcis : Villette à l'ouest (sur la route de Méry-sur-Seine), Nozay au sud-ouest et Mesnil-la-Comtesse au sud-est (de part et d'autre de la route de Troyes), Torcy-le-Grand et Torcy-le-Petit à l'est (en direction de Brienne). Le terrain est absolument plat.
Un seul pont, à Arcis même, permet de rejoindre la rive droite de l'Aube. Lors de la bataille, un pont provisoire avait été jeté sur la rivière à hauteur de Villette.
LE "VOL DE L'AIGLE" : Mars 1815
Débarqué le 1er mars 1815 à Golfe-Juan en provenance de l'île d'Elbe avec 700 hommes, Napoléon va parcourir à leur tête un légendaire périple à travers les Alpes du sud, pour arriver à Grenoble en une semaine. De là, il pourra repartir pour Paris.
SEPTIÈME COALITION : 1815
Toute l'Europe se ligue aussitôt contre Napoléon Bonaparte évadé de l'île d'Elbe : Angleterre, Autriche, Espagne, Portugal, Prusse, Russie, Suède, Pays-Bas, Saxe, Bavière, Bade, Wurtemberg, Hesse, Suisse, Sicile, etc... Même le royaume de Naples, d'abord allié de la France, retombe dans l'orbite des coalisés après la défaite de Joachim Murat à Tolentino, les 2 et 3 mai 1815.
LIGNY : Bataille le 16 juin 1815
Le village de Ligny, en Brabant wallon, se situe à une douzaine de kilomètres à l'est du carrefour des Quatre-Bras, où Michel Ney affronta le même jour le duc de Wellington. Le champ de bataille, grossièrement triangulaire pointe en bas, est compris entre la chaussée de Nivelles à Namur au nord et le bourg de Fleurus au sud ; il est moyennement vallonné et boisé, et traversé par un ruisseau au cours sinueux : la Ligne.
QUATRE BRAS : Bataille le 16 juin 1815
Les Quatre-Bras de Baisy-Thy sont un carrefour routier stratégique du Brabant wallon, à l'intersection de la chaussée de Nivelles à Namur et de celle de Bruxelles à Charleroi. Les combats se tinrent principalement de part et d'autre de cette dernière, au sud du carrefour.
Le terrain était à l'époque plus boisé que de nos jours (en particulier le Bois de Bossu, au coeur des combats) et comprenait de nombreuses haies.
WATERLOO : Bataille le 18 juin 1815
Le champ de bataille de Waterloo a une forme grossièrement rectangulaire, de part et d'autre de l'axe routier nord-sud Bruxelles-Charleroi, avec Mont-Saint-Jean au nord, Papelotte et Frichermont à l'est, la Belle-Alliance et Plancenoit au sud, les faubourgs de Braine l'Alleud à l'ouest. Au centre : la ferme de la Haie-Sainte, et à quelques hectomètres à son sud-ouest celle d'Hougoumont.
Le terrain n'est pas une "morne plaine", mais plutôt une succession de vallonnements, certes modestes, mais toutefois suffisants pour avoir eu une eu une importance dans le déroulement de la bataille (camouflage de troupes dans les creux, difficultés à mouvoir l'artillerie sur terrain boueux et glissant ...)