Lieux de batailles
Photographier les champs de bataille de l'épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, n'est pas chose aisée car ils ont évolué comme les paysages de nos campagnes mais aussi comme nos villes...
Certains sont restés dans un état proche de celui que les combattants arpentaient à l'époque : soit qu'ils soient protégés (Waterloo), soit que leur ruralité leur ait – pour l'instant – évité une transformation trop visible (Marengo, Austerlitz, Eckmühl, Friedland, Lützen, Champaubert...). Quelques poteaux et fils électriques ou téléphoniques, quelques antennes ou paraboles, quelques automobiles ou tracteurs, quelques panneaux publicitaires sont certes venus s'ajouter aux lieux (il faut bien vivre avec son temps, même à la campagne), mais les logiciels de retouche photographique permettent souvent de les supprimer, et nous avons de la sorte sous les yeux un état proche de celui que les valeureux grognards – et l'Empereur lui-même ! – ont vu.
Mais hélas il n'en est pas de même partout. Les villes, notamment, se sont énormément transformées, parfois même dans leur centre historique. Certaines ont quintuplé ou décuplé de taille (Alessandria, Mantoue, Vienne et ses environs, Leipzig, Dresde, Vitoria, Laon, Montereau...), d'autres ont été défigurées lors de conflits ultérieurs (Reims lors de la Première Guerre mondiale ; Ulm, Dresde et Leipzig lors de la Seconde). Des lotissements ont fleuri même à la campagne (Wagram, Vauchamps). Quand ce n'est pas une de ces affreuses zones commerciales de plusieurs dizaines d'hectares qui s'est installée sur une bonne partie du champ de bataille (La Favorita près de Mantoue, Mont-Saint-Pierre à Tinqueux près de Reims), ou une autoroute qui le défigure (Rivoli, Somosierra), sans parler des horribles éoliennes qui polluent – un comble ! – moult paysages (Montenotte, Rivoli, Wagram ...). Alors, une église, quelques murs, un bout de terrain sont tout ce qui nous reste à voir... pour combien de temps encore ?
Comme arpenter de long en large tous ces lieux va nécessairement creuser l'estomac des touristes napoléoniens qui suivront notre exemple, nous avons, à leur intention, mentionné en quelques mots les spécialités qu'ils pourront déguster localement, et que nous avons le plus souvent honorées nous-mêmes.
Nous n'avons pas visité, loin s'en faut, l'ensemble des champs de bataille. Nos prochaines années seront consacrées à enrichir l'iconographie. Des plus jeunes nous succèderont ensuite, nous l'espérons, pour compléter ce travail. Car les images, elles, ne meurent jamais.
Bonne visite !
ARAPILES (SALAMANCA) (22 juillet 1812)
Madame Florence Thévenot († 2021) nous a grâcieusement fourni plusieurs de ses photos de ce champ de bataille.
La bataille des Arapiles est appelée Bataille de Salamanque (Battle of Salamanca) par les anglophones ; de fait les combats eurent lieu à quelques kilomètres au sud-est de cette cité (capitale de la province du même nom, située de nos jours au sud-ouest de la région de Castille-et-León).
Le champ de bataille est une plaine aride, à l'est du village des Arapiles, que surplombent plusieurs éminences, en particulier le Petit Arapile au nord, le Grand Arapile au sud, le pic de Miranda et le Teso de Aldeatejada à l'ouest, et l'ermitage Nuestra Señora de la Peña à l'est, près du village de Calvarrasa de Arriba. La retraite des Français se fera vers Alba de Tormes, au sud-est, puis Garcihernandez.
Gastronomie : on se régalera d'une assiette de charcuteries (dont le fameux jambon ibérique "pata negra") et embutidos, mais aussi de cochon de lait (cochinillo) ou d'agneau de lait au four (lechazo asado) ; nos amis végétariens préfèreront les pois chiches de variété "garbanzo pedrosillano", les lentilles d'Armuña ou les fèves locales ; tous honoreront le vin rouge Arribes D.O.
Les deux Arapiles , vus depuis la route [40.89336, -5.62536] les séparant
Le Petit Arapile
Le Grand Arapile et le monument commémoratif à son sommet
Le village des Arapiles , son église , la plaque commémorative et le champ de bataille environnant
Calvarrasa de Arriba : l'église et le champ de bataille au sud-ouest du village
Miranda de Azán : le village , le Pic de Miranda tout proche, la plaque commémorative et le champ de bataille alentour
Nuestra Señora de la Peña : la chapelle située sur un piton rocheux siège de l'artillerie sous le commandement du général Foy, la plaque commémorative et le panorama depuis ce point stratégique
Le Teso de Aldeatejada
Le Teso de San Miguel , poste d'observation du général Wellesley (alors comte de Wellington)
Le Testón de la Cabaña
Las Torres : l'église et la plaque commémorative
La ville d'Alba de Tormes : vue générale , le pont , la rivière Tormes , le fort surplombant la ville
Garcia-Hernandez [Garcihernández] , encore plus à l'est.
Postérieurement à la bataille :
ARCIS-SUR-AUBE (20 et 21 mars 1814)
Le champ de bataille se situe sur la rive gauche de l'Aube, donc au sud de celle-ci. Il s'étend sur un demi-cercle autour d'Arcis : Villette à l'ouest (sur la route de Méry-sur-Seine), Nozay au sud-ouest et Mesnil-la-Comtesse au sud-est (de part et d'autre de la route de Troyes), Torcy-le-Grand et Torcy-le-Petit à l'est (en direction de Brienne). Le terrain est absolument plat.
Un seul pont, à Arcis même, permet de rejoindre la rive droite de l'Aube. Lors de la bataille, un pont provisoire avait été jeté sur la rivière à hauteur de Villette.
Gastronomie : à trente kilomètres seulement de Troyes, il serait impardonnable de ne pas s'attabler devant une andouillette authentifiée AAAAA (Association amicale des amateurs d'andouillette authentique), accompagnée d'un pot de cidre du pays d'Othe.
Arcis-sur-Aube : vue aérienne depuis la route de Troyes, au sud
Arcis-sur-Aube : l'église Saint-Etienne (où fut baptisé Georges-Jacques Danton !) [48.53667, 4.14197] et le centre-ville
Arcis-sur-Aube : le château
Arcis-sur-Aube : le pont sur l'Aube
L'Aube
Le champ de bataille au sud d'Arcis
La rivière Barbuise, à l'ouest du champ de bataille
Dommartin
Méry-sur-Seine
Mesnil-la-Comtesse : le village et ses environs
Nozay : le village et le champ de bataille en avant de celui-ci
Plancy-l'Abbaye
Saint-Etienne-sous-Barbuise : vue aérienne
Torcy-le-Grand , Torcy-le-Petit et Vinets , à l'est d'Arcis
Villette
ARCOLE (15 au 17 novembre 1796)
Le célèbre pont d'Arcole (prononciation : l'accent tonique est sur la première syllable) enjambe le torrent Alpone, qui coule dans le sens nord-sud avant d'aller se jeter dans le fleuve Adige, quelques kilomètres au sud-est de Ronco all'Adige. Le village est entièrement situé à l'est de l'Alpone, donc sur sa rive gauche. Visité en été, le niveau de ce dernier était fort bas, mais à la mi-novembre 1796 il n'en était certainement pas de même !
Le pont lui-même conservait encore en 2013 ses deux piles, mais son tablier, en bois lors de la bataille, était bétonné (de même que les berges à cet endroit) ; mille fois hélas, lors de notre visite en 2016 il avait été remplacé par un pont à une arche en béton armé et acier corten, n'ayant plus rien à voir avec le pont historique que connurent Bonaparte et Augereau... Les marais environnants ont été asséchés de longue date, et tous les terrains sont à présent cultivés.
Gastronomie : A Vérone [Verona], distante de trente kilomètres, une spécialité culinaire mérite l'attention : la pastissada de caval , à base comme son nom l'indique de viande de cheval, cuite à l'étouffée avec des épices, qu'on sert accompagnée de polenta et d'un verre d'Amarone (vin rouge du Valpolicella), qui entre également dans la préparation du plat. Le dessert typique de cette ville est la torta russa associant une pâte feuilletée croustillante et une garniture moelleuse aux amandes.
Albaredo
Arcole : le pont [45.35728, 11.27773] en 2012-2013, vu de la rive est et de la rive ouest
Arcole : le pont en 2016, vu d'amont et d'aval
Arcole : le débouché du pont sur la rive gauche (est) tenue par les Autrichiens et sur la rive droite (française, à l'ouest) ; à l'époque c'étaient des marécages
Arcole : l'obélisque érigé en 1810 au débouché du pont sur la rive droite, à l'ouest, et les plaques commémoratives qui y sont apposées
Arcole : le champ de bataille sur la rive gauche (autrichienne, à l'est) et vue sur le village
Arcole : la rivière Alpone, en amont du pont et en aval , puis plusieurs kilomètres plus loin son confluent avec l'Adige
Arcole : le Palazzo Ruffo et une maison d'époque
Caldiero : le village et le Monte Rocca
Colognola
Le lieu-dit Porcil
Ronco all'Adige : Quartier Général de Napoléon Bonaparte durant la bataille et le lendemain
San Bonifacio
San Giacomo
San Martino
San Michele-extra
San Stefano di Zimella
Villafranca di Verona : Quartier Général de Napoléon Bonaparte à la veille de la bataille , le 14 novembre au soir
AUERSTAEDT (14 octobre 1806)
Un grand merci à Mme Christiane Deshaies-Da Luz pour les photos qu'elle nous a autorisés à mettre en ligne sur notre site.
Auerstaedt est un village situé à quelques trente kilomètres au nord d'Iéna [Jena], ville allemande du nord de la Thuringe, où une autre victoire napoléonienne eut lieu le même jour. Le champ de bataille, qui se situe au nord et à l'est du village, est moyennement vallonné et traversé par un ruisseau, le Lissbach.
Gastronomie : voir ci-dessous à "Iéna".
Apolda : vue générale et l'église
Auerstaedt : le château [Rittergut] , qui a servi de Quartier Général aux Prussiens avant et pendant la bataille
Auerstaedt : l'ancienne poste , une rue du village , l'église et le petit musée de la bataille
Environs d'Auerstaedt : vues du champ de bataille
Eckartzberga : le château , l'auberge où séjourna Napoléon et le champ de bataille sur la route de Gernstedt
Gernstedt : l'église , le champ de bataille alentour et stèle au corps de réserve du général von Kalkreuth
Hassenhausen : vue générale , la rue Haute [Obergasse] menant à l'ancien presbytère, devenu musée de la bataille
Hassenhausen : le monument commémorant la bataille , la stèle prussienne , la stèle Blücher et la stèle Gudin
Entre Hassenhausen et Taugwitz : le champ de bataille , la stèle Wartensleben et le monument Brunswick, érigé à l’endroit où le prince fut gravement blessé [51.12492, 11.64641]
Kösen : la rivière Saale et le pont qui l'enjambe
Kösen : le col et le champ de bataille au-dessus de la ville, au sud-ouest de celle-ci
Le Lissbach entre Sonnendorf et Sulza
Punschrau : vue du village et moulin ayant été témoin des combats
Rehehausen : vue générale
Le Sonnenberg : pâturages , vignoble et stèle à la brigade Brouard de la division Morand
Spielberg : vue générale , le village et l'église St Martin
Spielberg : le champ de bataille et stèle à la division Friant
Sulza : vue du village et stèle à la brigade Oswald
Tauchwitz [Taugwitz] : vue générale , l'entrée du village et l'église
AUSTERLITZ (2 décembre 1805)
C'est sur une très vaste superficie que se tint la bataille d'Austerlitz, à l'est de Brünn [Brno], en Moravie du sud. L'aire des combats a grossièrement la forme d'un triangle pointe en bas dont la base, au nord, est la route Brno-Olomouc, et la pointe, au sud, correspond au village de Satschann [Zatcany]. Entre le centre du triangle et son bord droit, le plateau de Pratzen [Prace], de forme allongée, orienté SW-NE, surplombe d'environ 80 mètres le reste de la zone, laquelle est assez vallonnée.
Contempler – s'il ne pleut pas – le lever du soleil au-dessus de ce plateau, par exemple depuis la route [49.12917, 16.73428] Kobelnitz [Kobylnice]-Sokolnitz [Sokolnice], constitue certainement le nec plus ultra du tourisme napoléonien !
Gastronomie : il serait dommage, rendu sur place, de ne pas se régaler d'une Moravský vrabec (cousine éloignée de la choucroute alsacienne) ou de cuisses d'oie rôties , accompagnées d'une bière Krušovice ou Starobrno , ou bien d'un vin (de préférence blanc) que produisent quatre régions de Moravie du sud : Mikulovská, Znojemská, Velkopavlovická et Slovácká.
Aujest [Újezd u Brna] : le centre du village , la chapelle Saint-Antoine [49.10898, 16.75688] qui le domine et les champs environnants
Austerlitz [Slavkov u Brna] : la chapelle Saint-Urbain , poste de guet des unités françaises avant la bataille
Birnbaum [Hrušky u Brna] : le village
Birnbaum [Hrušky u Brna] : les marécages
Birnbaum [Hrušky u Brna] : champ de bataille
Blasowitz [Blažovice] : le village
Bosenitz [Tvarožná] : l'église
Bosenitz [Tvarožná] : la colline du Santon [49.188397, 16.76375] , sa chapelle et le mémorial au général Valhubert face à la colline
Brünn [Brno] : l'église Saint-Thomas , le pavillon Mitrovsk , l'obélisque commémoratif
Brünn [Brno] : le palais du Gouverneur , le QG de Koutouzov avant la bataille et le Spielberk qui domine la ville
Czeitsch : une ferme du hameau
L'auberge de Gandia [Osada Kandie] [49.18722, 16.70611] où Napoléon se positionna le 29 novembre
Le ruisseau Goldbach [Říčka] , qui traverse le théâtre des opérations à l'ouest du plateau de Pratzen
Holubitz [Holubice] : le village , son église et monument à Joachim Murat avec un médaillon à son effigie
Horka [49.18111, 16.72839] : cette ancienne carrière fut le Quartier Général de Napoléon à la veille de la bataille
Hostieradek [Hosterádky-Rešov] : le village
Jirschikowitz [Jirikovice] : la rue principale
Kobelnitz [Kobylnice u Brna] : une ferme dans le village
Kruh : le hameau
Krzenowitz [Krenovice] : le village et l'église Saint-Laurent
Krzenowitz [Krenovice] : la maison (ancienne ferme Spacil) qui servit de Quartier Général au général Koutouzov et la statue de ce dernier au centre du village
Krzenowitz [Krenovice] : un canon français, vestige de la bataille
Krzenowitz [Krenovice] : champ de bataille
Krzenowitz [Krenovice] : lieu-dit "La Croix de Koutouzov" au nord-ouest du village : la croix romane [49.14608,16.81442] et panorama depuis ce lieu
La rivière Littawa , à l'est du champ de bataille, qui alimentait les étangs de Satschann
Marxdorf ou Maxdorf [Dvorska] : le village
Menitz [Menín] : l'église
Posoritz : le village et son église
Pratzen [Prace] : le village , l'église Sainte-Croix et un champ environnant
Pratzen [Prace] : le plateau et le Monument de la Paix érigé sur celui-ci
Pratzen [Prace] : le lever du soleil sur le plateau
Puntowitz [Ponetovice] : la rue principale
Le couvent de Raygern près duquel se tenait Davout à la veille de la bataille
Le ruisseau Roketnice , près de Puntowitz
Satschann [Zatcany] : l'église du village et un des célèbres étangs , désormais asséché et cultivé
Scharatitz [Šaratice] : le village , l'église , et un champ témoin des combats
Schlapanitz [Šlapanice] : le Quartier Général du maréchal Jean-de-Dieu Soult et le monument à Jean-Dominique Larrey
Sokolnitz [Sokolnice] : l'ancien grenier
Sokolnitz [Sokolnice] : le château et l'emplacement des pièces d'artillerie sur les murs de celui-ci, côté est
Aux alentours de Sokolnitz [Sokolnice] : le champ de bataille à l'aube
Stará Posta , près de Posoritz
Stare Vinohrady [49.14821, 16.78609] , colline où le général Jean Rapp présenta à Napoléon les drapeaux pris à l'ennemi
Telnitz [Telnice] : le village
Telnitz [Telnice] : étangs entre Telnitz et Menitz
Turas [Brno-Turany] : l'église
Walspitz ou Welspitz [Velešovice] : le village
Waschan [Vážany nad Litavou] : le village et le champ de bataille
Zbeischow ou Sbischow [Zbýšov u Slavkova] : le village
Au nord de Zbýšov : lieu-dit "des Trois Empereurs" : monument commémoratif [49.14130, 16.79380] inauguré en 2005 pour le bicentenaire de la bataille, et panorama depuis ce dernier
Le tertre de Zuran [49.17979, 16.73842] , depuis lequel l'Empereur harangua ses troupes au soir du 1er décembre (monument commémoratif ) puis dirigea la bataille le 2 jusqu'à la mi-journée
Le tertre de Zuran : le formidable panorama depuis ce lieu stratégique
Austerlitz [Slavkov u Brna] : le château, Quartier Général de Napoléon après la bataille
Spaleny Mlyn (Moulin brûlé) de Januv Dvur [49.02473, 16.96277], à 16 kilomètres au sud d'Austerlitz, où Napoléon et François II se rencontrèrent le 4 décembre sous un tilleul pour discuter de paix
Postérieurement à la bataille :
BAILÉN (19-22 juillet 1808)
Bailén (ou Baylén) est une ville andalouse située de nos jours dans la province de Jaén, à une quarantaine de kilomètres au nord de celle-ci.
Le champ de bataille est moyennement accidenté mais surtout très aride. De nos jours la culture de l'olivier est omniprésente, beaucoup plus intensive qu'à l'époque.
Gastronomie : en plein été sous ces latitudes, on se régale à consommer un gaspacho, potage à base de légumes crus mixés servi froid, dont il existe de multiples préparations .
Bailén : la colline du Cerrajón , au sud du champ de bataille
Bailén : la colline Haza Walona (ou Valona) , également au sud du champ de bataille, à l'est du Cerrajón
Bailén : le lieu-dit la Cruz Blanca [38.09234, -3.79165], au centre du champ de bataille
Bailén : les collines du Zumacar Chico , au nord de la route principale, et du Zumacar Grande , encore plus au nord
Bailén : l'hôtel de ville , et l'église paroissiale de l'Incarnation dans laquelle repose depuis 1963 la dépouille du général Castaños
Bailén : la palmeraie menant au monument au général Castaños
Bailén : la chapelle de l'Ermita limpia y pura où selon la tradition serait enterré le général Claude François Dupré (ou Duprès), mortellement blessé lors de la bataille, et sa plaque commémorative
Bailén : le musée de la bataille , le monument au général Reding de Biberegg et celui à José de San Martín , futur général et homme d'état argentin, qui a combattu lors de cette bataille en tant que capitaine
La route menant à la vallée du Rumblar et les champs environnants
Le Rumblar et l'actuel pont sur celui-ci
Le hameau de Ventorrillo à l'ouest du champ de bataille, et ses environs
Vilanueva de la Reina : le relais de poste où se tinrent les pourparlers à l'issue de la bataille, et la fresque en azulejos commémorant cet événement
Postérieurement à la bataille :
BASSANO (8 septembre 1796)
Bassano del Grappa est une ville de Vénétie, au pied des Préalpes vicentines, sur le fleuve Brenta.
La ville de Bassano del Grappa, très pittoresque, est un lieu de villégiature très apprécié des Vénitiens.
La vallée de la Brenta en amont de Bassano del Grappa
Au nord de Bassano del Grappa : la plaine entre le massif de la Grappa et la vallée de la Brenta
Bassano del Grappa : vue générale , la tour du château et le Ponte Vecchio (ou Ponte degli Alpini) [45.76750, 11.73118] sur la Brenta
Bassano del Grappa : Le Quartier Général du général Bonaparte à l'issue de la bataille et sa plaque commémorative
Postérieurement à la bataille :
BAUTZEN (20-21 mai 1813)
Bautzen [Budyšin en sorabe] est une ville de Saxe à 60 kilomètres à l'est de Dresde [Dresden]. A l'époque, il s'agissait d'un gros bourg de quelques 10 000 habitants. Le champ de bataille, moyennement vallonné et assez peu boisé, se trouve à l'est de la ville ; les divers villages s'y trouvant restent pour l'instant préservés, du fait de leur ruralité.
Gastronomie : voir ci-dessous à "Dresde".
Baruth : le manoir
Entre Baruth et Weissenberg : le champ de bataille
Bautzen : le monument commémoratif au cimetière
Bautzen : le pont de pierre
Gleina : vue aérienne du village
Gleina : le Windmühlenberg [51.23957, 14.55108]
Hochkirch : le village
Jenkowitz : le Monarchenhügel
Jenkowitz : une maison d'époque, en ruine
Kreckwitz : le champ de bataille
Kreckwitz : le monument et le panneau commémoratifs
Entre Kreckwitz et Pliesskowitz : le champ de bataille
Malschwitz : vue générale
Un étang entre Malschwitz et Pliesskowitz
Niederkaina : vues du champ de bataille depuis le Napoleonsberg (ou Schafsberg)
Preititz : le manoir et le panneau informatif
Purschwitz : le champ de bataille
Purschwitz (Klein-) [Neupurschwitz] : l'auberge où Napoléon a installé son Q.G. après la bataille et une borne commémorative près de celle-ci
Rackel : un cheval sur le champ de bataille
Rodewitz : le champ de bataille
Weißenberg : le village
Wurschen : vue aérienne , le château de Wasserschloss qui servit de quartier général à l'armée prussienne, et un étang tout proche
BODÓN (EL-) (25 septembre 1811)
Madame Florence Thévenot († 2021) nous a grâcieusement fourni plusieurs de ses photos de ce champ de bataille.
El Bodón est un village situé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Ciudad Rodrigo, ville fortifiée alors assiégée par les troupes du général Wellington (au sud-ouest de l'actuelle région de Castille-et-León, près de la frontière avec le Portugal).
Le champ de bataille est accidenté et très boisé pour la région.
Gastronomie : voir à "Arapiles".
Le village d'El Bodón et son église
Le champ de bataille à l'ouest du village, et le chemin le traversant
Le possible descendant d'un des combattants de la cavalerie de Louis Pierre de Montbrun
Le monument commémoratif [40.49579, -6.60743] érigé en 2011 pour le bicentenaire de la bataille, et les plaques en bas-relief illustrant les combats.
BORGHETTO (30 mai 1796)
Les combats se tinrent à Valeggio-sul-Mincio, petite ville à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Vérone, où Bonaparte avait établi son Quartier Général, dans lequel il manqua d'être capturé. Puis en contrebas de la ville, au lieu-dit Borghetto (littéralement "Petit-Bourg") où le Mincio, élargi par plusieurs seuils artificiels, est traversé par le pont Visconti [Ponte Visconteo] construit au XIVème siècle, long de 650 mètres et large de 20, de nos jours une route [Strada Viscontea].
Le hameau de Borghetto, très pittoresque, comprend plusieurs moulins à eau, aujourd'hui restaurés, et est dominé par l'imposant château [Castello Scaligero] de Valeggio, construit au XIIIème siècle. Il fait partie du club "I Borghi più belli d'Italia" (Les plus beaux villages d'Italie).
Gastronomie : le touriste napoléonien ne manquera pas de goûter, comme le fit peut-être lui-même le général Bonaparte, aux spécialités locales que sont les "noeuds d'amour" (tortellini au beurre et sauce à la sauge) et les poissons du Mincio (brochet, truite, anguille ) accompagnés de vins DOC de la région (Lugana , Bianco di Custoza et Bardolino).
Borghetto : la strada Viscontea [45.35488, 10.72505] qui enjambe le Mincio
Borghetto : les bords du Mincio
Borghetto : vue aérienne du village
Borghetto : le village
Le Mincio en aval de Borghetto
Mantoue, depuis le le pont de San Giorgio sur le Mincio
Valeggio sul Mincio : le château
Valeggio sul Mincio : Quartier Général de Napoléon Bonaparte
Villafranca di Verona : les remparts
Villafranca di Verona : plaque sur le QG de Bonaparte
BRIENNE (29 janvier 1814)
Rappelons que Brienne, située à 37 kilomètres à l'est-nord-est de Troyes, est tout d'abord la ville qui accueillit le jeune Bonaparte au sein de son école militaire ; aussi une visite au petit musée que le bâtiment héberge de nos jours ne manquera pas d'émouvoir le touriste napoléonien...
Pour ce qui est de la bataille de 1814, elle se tint au château et ses terrasses qui dominent la ville, et dans les rues de celle-ci ; des affrontements eurent également lieu au nord-est de la ville, dans les bois de Maizières, et au nord, à Rances. La superficie assez limitée du champ de bataille se traduisit par de nombreux combats au corps-à-corps, très violents, qui firent que Blücher manqua d'être capturé et Napoléon tué par un cosaque.
Gastronomie : nul besoin d'aller en Alsace pour manger une bonne choucroute, comme aurait pu dire l'Empereur au maréchal Lefebvre ou au général Rapp ! Il s'en fait de l'excellente à Brienne, qu'on cuisine d'ailleurs au champagne. Nul ne sait, par contre, si le jeune Napoleone Buonaparte en a eu au menu de l'école militaire...
Brienne-le-Château : la place du centre-ville
Le château de Brienne [de nos jours un hôpital psychiatrique] [48.39318, 4.52388] : de jour et de nuit
Le champ de bataille :
Brienne-la-Vieille : le village
Route entre Brienne et Maizières : lieu où Napoléon faillit être victime de la lance d'un cosaque au soir des combats , et borne commémorative
Maizières-lès-Brienne : l'église Saint-Julien-l'Hospitalier et la cure , où Napoléon a passé la nuit suivant la bataille
Rances : l'église
BUÇACO (ou BUSSACO) (27 septembre 1810)
Buçaco est un village du centre du Portugal, entre Porto et Lisbonne [Lisboa], en moyenne montagne (Serra de Buçaco).
Le champ de bataille est tourmenté et très boisé, la forêt de Buçaco, aujourd'hui classée, comportant des centaines d'espèces différentes, plantées au XVIIème siècle par les carmélites de l'abbaye proche [le couvent est de nos jours adjacent à un hôtel de luxe construit à la fin du XIXème siècle].
Gastronomie : la morue (bacalhau) peut être accomodée au Portugal de plus de 365 manières différentes ! Incontournable, donc. Le pastel de nata (petit gâteau à la crème) du dessert sera accompagné comme il se doit d'un Porto d'une des plus fameuses maisons (Burmester, Calem, Croft, Cruz, Dow's, Ferreira, Fonseca, Graham's, Niepoort, Quinta do Noval, Ramos Pinto, Sandeman, Taylor's, etc)
La forêt de Buçaco , occupant la plus grande partie du champ de bataille
Le moulin de Sula , où se tenait le général anglais Craufurd, la plaque commémorative et le panorama depuis ce point stratégique
Le moulin de Moura , au sud-est du précédent, poste de commandement du maréchal André Masséna, l'intérieur du moulin , les plaques commémoratives et le panorama depuis ce lieu
La route menant, à travers la forêt , au quartier général du général Wellington au début de la bataille [40.35062, -8.34625], la plaque commémorative , et le panorama depuis ce lieu
Le monument commémoratif de la bataille érigé en 1873, et les inscriptions y figurant
L'église Nossa Senhora da Vitória e Almas qui servit d'hôpital après la bataille, et le musée militaire attenant, inauguré par le Roi Manuel II pour le centenaire de la bataille en 1910
Le héros de la bataille a donné son nom à une rue du village ...
CASTIGLIONE (5 août 1796)
Castiglione delle Stiviere est un bourg situé à une douzaine de kilomètres au sud du lac de Garde, sur une route menant à Mantoue [Mantova]. A quelques kilomètres à l'est de Castiglione se trouvent Solférino et San Cassiano, au sud-est Guidizzolo, au sud Medole. C'est dans ce quadrilatère, comprenant dans son quadrant ouest le Monte Medolano (en fait une colline) et composé pour le reste de la plaine de Medole, qu'eurent lieu l'essentiel des combats.
Gastronomie : un brochet du lac de Garde et un verre de Colli Morenici Mantovani del Garda bianco, faisant suite à des tortelli (sorte de ravioli) et suivis d'un Anello di San Luigi Gonzaga (gateau en forme d'anneau, au beurre et aux amandes) constitueront un repas typique de Castiglione delle Stiviere.
Castiglione delle Stiviere : la cathédrale , édifiée en 1761, et le champ de bataille au pied du village
Castiglione delle Stiviere : Quartier Général de Napoléon Bonaparte sur la Piazza Colonna [actuelle Piazza Ugo Dallò] [45.39182, 10.49038] les 4 et 5 août.
Cavriana , au sud-est de Solférino
Grole : vue aérienne de ce village , situé à mi-distance de Castiglione et de Solferino
Guidizzolo , au sud de Cavriana
Medole : l'église romane Santa Maria della Pieve et le champ de bataille proche
Le Monte Medolano vu du nord et du sud
Au pied du Monte Medolano : une ferme et la plaque commémorant la bataille (ainsi que celle de Solférino le 24 juin 1859, sous Napoléon III)
La route Brescia-Mantoue près de Castiglione delle Stiviere
Solferino : le champ de bataille en contrebas du village
Solferino : la place de la mairie [Piazza Luigi Torelli] et la Piazza del Castello qui surplombe le village
CHAMPAUBERT (10 février 1814)
Le petit village de Champaubert constituait, en 1814, un carrefour stratégique important, au croisement de la route est-ouest Châlons-Montmirail-Meaux-Paris et de la route nord-sud Reims-Epernay-Sézanne-Troyes.
Le terrain témoin de la bataille, moyennement vallonné, assez boisé par endroits, se situe de part et d'autre de ces deux axes, dans un rayon de six kilomètres autour de Champaubert : à l'ouest jusqu'à Fromentières, au nord jusqu'à La Caure, à l'est jusqu'à Etoges, au sud jusqu'au ruisseau Le Petit-Morin en passant par Baye, au sud-ouest à Bannay et ses environs.
Gastronomie : on appréciera (surtout en hiver) une bonne potée champenoise accompagnée de champagne brut de Vertus (qui n'est qu'à une vingtaine de kilomètres de Champaubert), tel le champagne... Napoléon, evidemment !
La ferme d'Andrecy ou Andecy
Bannay : le hameau
Baye : la rue principale et le château
Le bois de Baye
La Caure , au nord de Champaubert, et champs de bataille environnants
Les Converts
Champaubert : le village
Champaubert : Maison Bleue ou Maison au boulet [48.88093, 3.77617], Quartier Général de Napoléon au soir de la bataille, photographiée en 2012 et en 2015 après reprise du crépi ; un boulet, témoin des combats, y est incrusté dans la façade
Champaubert : colonne commémorative
Champaubert : champ de bataille entre Champaubert et Baye au sud et entre Champaubert et Etoges à l'est
Fromentières
Le bois de la Grande Laye
La ferme de la Grange de Vaux
La ferme de la Hannoterie
Le bois de Malet
Hameau de Montpertuis
Ru le Petit-Morin et pont le franchissant
Le bois de la Potence
Les marais de Saint-Gond , autour du Petit-Morin
Saint-Prix
CHATEAU-THIERRY (12 février 1814)
Château-Thierry est une ville des bords de Marne, sur la route de Reims à Paris.
Les combats débutèrent à dix kilomètres au sud-sud-est de la ville, sur les bords du Dolloir (un affluent de la Marne), dans la zone Viffort-Montfaucon-Les Caquerets. Les Prussiens se retirèrent jusqu'au plateau de Nesles, autour duquel l'affrontement se fit particulièrement rude. Le plateau conquis, les Français pourchassèrent les Prussiens et les Russes tout au long de la route menant à Château-Thierry, y compris dans le faubourg de Marne (île entre le fleuve lui-même et un bras nommé Fausse-Marne). Ce qui restait des alliés parvint à gagner Château-Thierry, sur la rive droite, par l'unique pont entre le faubourg et la ville, et détruisirent l'ouvrage aussitôt.
Gastronomie : une spécialité de l'Orxois est le (ou la) caghuse, un plat mitonné à base de viande de porc braisée aux oignons. Et pour se dessoiffer, un champagne brut local, par exemple de la maison Pannier, sera tout à fait indiqué.
Les Caquerets : le hameau , le monument commémoratif sur la Place Napoléon et le champ de bataille
Château-Thierry : la ville
Château-Thierry : la Marne et le pont [49.04085, 3.40448] la franchissant, reliant le faubourg à la ville proprement dite
Château-Thierry : la Fausse-Marne et le pont la franchissant
Château-Thierry : l'ancien Hôtel de la Poste , Quartier Général de Napoléon le lendemain de la bataille
Le Dolloir , un pont le franchissant (Route D1) , et le monument commémorant sa prise par les troupes du maréchal Edouard Mortier ; un autre pont, vers Viffort
Essises : vue générale du village et du champ de bataille
Les Grandes Noues , au sud de Nesles-le-Château
La ferme du Lumeron qui hébergea l'Empereur au soir de la bataille, et stèle proche commémorant les combats
Mont-Cel-Enger : le hameau
Montfaucon
Le plateau de Nesles : champ de bataille
Nesles : le village
Nesles : monument commémoratif à l'emplacement du château [aujourd'hui disparu], siège du Quartier Général impérial
Nogentel : vue générale et le champ de bataille sur les hauteurs du village
Norvins : le hameau
La ferme de Petit-Ballois
Les Petites-Noues
La ferme de la Trinité
Viffort : le village , l'église et le ruisseau Dolloir
CÔA (Rivière) (24 juillet 1810)
Madame Florence Thévenot († 2021) nous a, avec sa grande gentillesse, fait cadeau de deux photos de ce site.
La Côa est une rivière du nord-est du Portugal, affluente du Douro, qui coule dans le sens sud-nord. À quatre kilomètres de la ville fortifiée d'Almeida, un pont de pierre à trois arches [Ponte Grande, ou Ponte do Cabeço Negro] traverse ce cours d'eau ; c'est là que les Anglo-Portugais du général Robert Craufurd affrontèrent les troupes françaises commandées par le maréchal Michel Ney. Un pont moderne en béton a été construit à proximité immédiate, ce qui gâche ce paysage superbe ...
Le terrain est très accidenté.
Gastronomie : voir à "Buçaco".
Le Rio Côa : les rives en aval du pont et le lit de la rivière en contrebas de l'ouvrage
Une croix surplombant la rivière
La route menant au pont et le pont lui-même
Le champ de bataille alentour
Le monument commémoratif , particulièrement hideux...
CRAONNE (7 mars 1814)
Gastronomie : en ces lieux de mort et de misère, nous n'avons pas eu le coeur à gôuter quoi que ce fût.
Cette bataille se déroula sur le plateau de Craonne, à une vingtaine de kilomètres au sud de Laon, de part et d'autre du Chemin des Dames, en particulier autour de l'abbaye de Vauclair et de la ferme d'Heurtebise. Un siècle plus tard des combats encore plus meurtriers eurent lieu aux mêmes endroits, les villages de Craonne et Ailles étant, du fait des "progrès" de l'artillerie, rayés de la carte, et jamais reconstruits. Cette répétition d'horreurs et le souvenir de ceux qui y périrent ("Marie-Louise" de 1814 et "poilus" de la Grande Guerre) font de ce plateau et du Chemin des Dames un lieu mémoriel particulièrement émouvant, comme en dehors du temps.
Ailles : le village et le champ de bataille environnant
L'Ange Gardien, extrémité ouest du Chemin des Dames
La butte du Buisson-Coquin et vue depuis celle-ci
Corbeny , Quartier Général au soir du 6 mars
Le plateau de Craonne
Le Chemin des Dames
La ferme d'Heurtebise [Hurtebise] et défilé en contrebas
Heurtebise : monument érigé à l'issue de la Première Guerre Mondiale associant les Marie-Louise de 1814 et les Poilus de 1914-1918 dans un même hommage de la Nation
La Lette [aujourd'hui l'Ailette]
Oulches : le village et le champ de bataille
Paissy : l'église et le cimetière
Vassogne : le village
L'abbaye de Vauclerc [Vauclair]
Le bois de Vauclerc [Vauclair]
Les hauteurs de Vauclerc [Vauclair]
Vauclerc [Vauclair] : tertre [49.44001, 3.76455] surmonté d'une statue de Napoléon , érigé à l'emplacement du moulin d'où l'Empereur observa les combats
DRESDE (DRESDEN) (26-27 août 1813)
Dresde [Dresden] est une ville de Saxe, à 190 kilomètres au sud de Berlin, sur l'Elbe. En grande partie détruit en février 1945 par la Royal Air Force, le centre historique a depuis connu une reconstruction spectaculaire, en particulier depuis la réunification allemande. Par contre les villages du champ de bataille, à l'est, au sud et à l'ouest de la cité, sont aujourd'hui des quartiers de banlieue, où il ne reste plus grand-chose à voir. Les fortifications de la ville, elles, avaient été démolies dès 1815...
Gastronomie : Deux pâtisseries sont typiques de Dresde : le Dresdner Christstollen (gâteau aux amandes et aux raisins secs que l'on consomme à Noël) et l'Eierschecke (à base de pommes, de fromage blanc et de pavot). Les bières locales sont la Freiberger , la Radeberger ou encore la Wernesgrüner , qui se boivent dans toute l'Allemagne.
Altplauen : les quelques maisons d'époque qui persistent
Bannewitz : le château de Nöthnitz , Quartier Général des Alliés
Dresde : le centre historique
Paysages de la campagne dresdoise, au sud de la métropole
L'Elbe près de Dresde
Gittersee : le bois
Le Grosser Garten à Gruna
Kleinpestitz : le champ de bataille et le domaine Palitzsch
Obergorbitz : maisons du village
Omsewitz : le Burgstaedtel , où se trouvait un ancien château fort
Räcknitz : tombe du général Moreau [51.02312, 13.73554] et vue sur le champ de bataille depuis cet endroit
Strehlen : le ruisseau Kaitzbach
La vallée du Weisseritz , au sud-ouest de Dresde
ECKMÜHL (22 avril 1809)
Le village d'Eggmühl [orthographe actuelle] se situe à vingt-six kilomètres au sud-sud-est de Ratisbonne [Regensburg], en Bavière. Les combats se tinrent dans une aire de quatre à cinq kilomètres autour d'Eckmühl, puis, lors de la retraite autrichienne, sur la route menant à Ratisbonne et de part et d'autre de celle-ci, jusqu'à Alteglofsheim et Köfering.
Le terrain, très vallonné et boisé, est traversé par la rivière Grosse Laber.
Gastronomie : On goûtera à la spécialité locale nommée Bratwurst bavaroise, accompagnée de Händlmaier's süßer Hausmachersenf, une moutarde franche au goût sucré et fumé. Pour se dessoiffer, la région ne manque pas d'excellentes bières, par exemple la Bischofshof, brassée à Regensburg.
Alteglofsheim : diverses vues du château , où Napoléon a passé une partie de la nuit suivant la bataille, jusqu'à ce qu'un incendie le délogeât.
Bad Abbach : vue générale
Le village de Buchhausen , par où une partie des Français ont débouché, et ses environs
Eggmühl : l'église , le château et l'auberge face à ce dernier
Eggmühl : le mémorial , large allée menant à un tertre où une statue de lion bavarois [48.83774, 12.18351] rend hommage aux valeureux combattants des deux camps
Gailsbach : le village
La rivière Grosse Laber ou Grosse Laaber , qui serpente à travers le champ de bataille
Hagelstadt : l'église
Köfering : le village
L'église de Lindach , qui servit d'observatoire à l'Empereur, et vue du champ de bataille depuis ce lieu
Luckenpaint : le village et le champ de bataille
Niederleierndorf : le village
Peising : le village et son église
L'église de Pfakoffen et le champ de bataille jouxtant le village
Roking [Rogging] : vue générale du village , les hauteurs dominant celui-ci, et le champ de bataille
Schierling : la rue principale
Stanglmühle : le hameau et l'endroit approximatif où le maréchal Jean Lannes a traversé la Gross Laaber
Unterdeggenbach : la tombe du général Cervoni [48.83756, 12.18678], tué lors de la bataille
Le village d'Unterlaichling et les champs entre Unterlaichling et Oberlaichling , où se sont tenus de sanglants combats
Weilhohe : le village et ses alentours
Zaitzkofen : le village et son château
ELCHINGEN (14 octobre 1805)
Elchingen [Oberelchingen] est un village bavarois (limitrophe du Bade-Wurtemberg) situé à 8 kilomètres au nord-nord-est d'Ulm, sur les bords du Danube. Bâti à flanc de coteau, il domine une prairie, boisée par endroits, de quelques hectomètres de large, qui constitue la rive gauche (nord) du fleuve ; un pont [de nos jours en béton] relie Elchingen à Nersingen, sur l'autre rive. Dominant le village, une abbaye bénédictine, puis un vaste plateau s'étendant au nord jusqu'à la petite ville de Langenau et au nord-ouest vers les villages de Göttingen et Albeck.
Gastronomie : une des spécialités de Souabe sont les Maultaschen, grosses ravioles rectangulaires, traditionnellement farcies aux épinards, oignons et viande de veau. La bière locale est la Gold Ochsen, brassée à Ulm.
Albeck : le village , un étang et le champ de bataille proche
Elchingen : l'abbaye [48.45246, 10.08719], le plateau sur lequel elle se trouve, et le champ de bataille près du plateau
Elchingen : l'actuel pont sur le Danube , le fleuve en amont et en aval du pont, et le débouché du pont sur la rive gauche
Elchingen : vue générale depuis la prairie en contrebas , et plusieurs vues de la prairie, siège de rudes combats
Göttingen : le village
Haslach : vue d'Oberhaslach et du bois y faisant face ; vue d'Unterhaslach et des bois environnants
Le ravin de Kesselbronn
Langenau : le bourg
Nerenstetten : le village
Oberfahlheim [commune de Nersingen] : le presbytère , où a séjourné Napoléon avant la bataille
Offenhausen [de nos jours à Neu-Ulm] : Das Schlössle , quartier général de Napoléon durant la bataille
La rivière Roth , affluente du Danube
ESSLING (ASPERN) (21 et 22 mai 1809)
La bataille d'Essling est appelée Bataille d'Aspern par les germanophones et d'Aspern-Essling par les anglophones ; les violents et meurtriers affrontements eurent en effet lieu dans et autour de ces deux villages, au nord du Danube [ils font de nos jours partie du XXIIe arrondissement de Vienne], ainsi qu'à Gross-Enzersdorf, un peu plus à l'est. L'évolution démographique et urbanistique fait que malheureusement, en ce début de XXIème siècle, il est bien difficile au visiteur de s'imaginer sur le champ de bataille, et il faut s'éloigner de quelques hectomètres au nord de la Eßlinger Hauptstraße pour trouver quelques champs subsistant entre des zones pavillonnaires.
Reste l'île de Lobau, plus au sud, entre le Danube [de nos jours canalisé] et un bras de celui-ci, qui fera le bonheur du randonneur ou du cycliste napoléoniens. Cette zone de quatre kilomètres sur trois, faite de bois et de marécages, traversée de routes et chemins de terre, est restée dans un état proche de celui qu'ont connu les soldats français, ou Honoré de Balzac qui l'a visitée en 1835. Les Autrichiens ont bien fait les choses à l'occasion de la commémoration du centenaire en 1909, puisque plusieurs bornes de pierre ont été érigées aux endroits concernés par les préparatifs de la bataille, ou la retraite qui l'a suivie. L'île est désormais classée, on peut donc être optimiste pour l'avenir.
Gastronomie : on ne manquera pas de déguster une escalope viennoise (Wiener Schnitzel), traditionnellement servie avec une tranche de citron et des pommes de terre persillées . On l'accompagnera d'un vin des environs tel que le Grüner Veltliner (blanc sec) ou le Blaufränkisch (rouge), la bière nous étant apparue plus quelconque. Pour la suite du repas, se rendre dans une pâtisserie (voir plus bas à "Wagram").
Aspern : l'église Saint-Martin
Aspern : le cimetière et la chapelle Sebastian
Aspern : le Lion, sculpture rendant hommage aux combattants autrichiens
Aspern : l'obélisque rendant hommage aux combattants autrichiens
Bisamberg
Breitenlee , où l'archiduc Charles a établi son Quartier Général
Champ de bataille au nord de la Lobau
Le Danube [Die Donau]
Essling : l'église et le château , de part et d'autre de la route
Essling : la Grange [48.21597, 16.52416] où les Français ont vaillament résisté aux assauts des Autrichiens
Gross-Enzersdorf : le village , l'église et le champ de bataille entre Essling et Gross-Enzersdorf
Kagran : auberge ayant accueilli Napoléon
L'île de Lobau : paysages
L'île de Lobau : stèles commémoratives : Quartier Général de Napoléon , réserve de poudre , tête de pont des Français , cimetière des Français
La plaine de Marchfeld
Markgrafneusiedl : le Quartier Général de l'archiduc Charles
Süssenbrunn
EYLAU (8 février 1807)
La bataille d'Eylau s'est tenue en Prusse Orientale [Ostpreußen], dans un rayon d'une dizaine de kilomètres autour du bourg de Preußisch Eylau [l'actuelle Bagrationovsk - Багратионовск].
Ce territoire est resté prussien, puis allemand, jusqu'en 1945. L'issue de la seconde guerre mondiale a fait qu'il a été accaparé par les Soviétiques, qui l'ont partagé avec la Pologne. Tous les habitants allemands qui n'avaient pas été tués en ont été expulsés, et remplacés par des Soviétiques (essentiellement Russes, mais aussi Ukrainiens et Biélorusses...) au nord et des Polonais au sud. L'actuelle frontière passe juste au sud de Bagrationovsk, ce qui fait que le champ de bataille se trouve pour l'essentiel en territoire russe, quelques villages, au sud du champ, étant en Pologne.
Gastronomie : la population prussienne ayant totalement disparu, son héritage gastronomique a subi le même sort ; la région produisait alors un fromage réputé, le Tilsiter ; nous n'y avons pas goûté sur place.
Althof [Orechowo - Орехово] : le hameau
Althof [Orechowo - Орехово] : le champ de bataille , le ruisseau et le bois
Auklappen [Maloje Osjornoje - Малое Озёрное] : le Quartier Général de Levin August von Bennigsen , le hameau et le champ de bataille
Klein-Sausgarten [Bolschoje-Osjornoje - Большое Озёрное] : croix en mémoire des victimes russes
Kutschitten [Znamenskoje - Знаменское] : vues du champ de bataille
Lampasch [Nadeschdino - Надеждино] : l'entrée du hameau et le champ de bataille
Emplacement de Melohnkeim [Borowoje - Боровое, village aujourd'hui disparu]
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : vue générale depuis les étangs , l'ancien tribunal local utilisé par Napoléon comme Quartier Général du 7 au 17 février , une maison prussienne typique , hébergeant un petit musée de la bataille
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : le château , pris le 7 février par la division Leval, et ce qui reste de l'église : l'arche de son portail, intégré dans une abominable usine durant l'ère communiste
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : la Butte du 14e de ligne , rendue célèbre par les Mémoires de Marbot, où 36 officiers sont inhumés
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : les étangs environnants
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : le L'Estocq-Denkmal [54.37937, 20.65156], monument commémoratif élevé par les Prussiens dans la forêt au sud-est du village, à l'emplacement des batteries françaises, à l'occasion du cinquantenaire de la bataille ; trois de ses faces honorent les généraux Bennigsen , L'Estocq et Dierike
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : le monument au général Piotr Bagration , qui a donné son nom à la ville lorsqu'elle fut rebaptisée par les Russes, et plaque au même , non loin de là
Preussisch-Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск] : dans l'actuel cimetière, monument à la mémoire des soldats français et russes tombés lors de la bataille d'Eylau et de la campagne de 1812
Schmoditten [Ryabinovka - Рябиновка] : le village
Les hauteurs de Serpallen [Kaschtanowka - Каштановка, village aujourd'hui disparu, à quelques hectomètres de la frontière russo-polonaise]
Emplacement de Tenknitten [village aujourd'hui disparu]
Ziegelhof , plateau surplombant Eylau au sud-ouest de celle-ci [sur l'actuelle frontière russo-polonaise], où Napoléon a bivouaqué les 8 et 9 février
Mühlhausen [Gwardeiskoje - Гвардейское]
La rivière Frisching [Prochladnaja - Прохладная] à Groß Lauth [Newskoje - Невское], à mi-chemin entre Eylau et Königsberg
Wittemberg [Niwenskoje - Нивенское] : la route
Lieux traversés par les Russes après la bataille, lors de leur retraite vers Koenigsberg [Kaliningrad- Калининград], du sud au nord :
FAVORITA (LA-) (16 janvier 1797)
La bataille de la Favorita tient son nom d'une villa du XVIIème siècle, située dans la plaine au nord-nord-est de Mantoue [Mantova], séparée de cette dernière par le Lago di Mezzo (un des trois lacs sur le Mincio entourant la ville historique).
La villa, édifice construit entre 1615 et 1624 par l'architecte ducal Nicolò Sebregondi, lui fut commandée par Ferdinand de Gonzague (Ferdinando Gonzaga), sixième duc de Mantoue, qui envisageait d'y transférer la cour. Si on compare l'état actuel de l'édifice aux gravures de l'époque napoléonienne, on voit que les deux ailes et la partie droite du corps de logis ont disparu (à une période comprise entre 1821 et 1839).
Gastronomie : la cuisine mantouane est très variée. Les charcuteries (salami, coppa, pancetta) pourront être suivies d'agnolini (sorte de tortellini) ou de risotto alla pilota ou con le rane (aux grenouilles) puis d'un stracotto (étouffé) de boeuf, de cheval ou d'âne. Le tout arrosé d'un Garda Colli Mantovani cabernet ou merlot. S'il reste encore un peu de place pour le dessert, une torta sbrisolona mantovana accompagnera à merveille l'incontournable "caffè". Et puis après, la sieste...
La Favorita : le champ de bataille
La Favorita : la villa [45.18476, 10.8015]
Mantoue, depuis le le pont de San Giorgio sur le Mincio
Mantoue : le palais ducal
Mantoue : le fort San Giorgio
Montata , à l'est de la villa
Sant'Antonio , à l'ouest de la villa
San Giorgio [S. Giorgio di Mantova] , à l'est du champ de bataille
FÈRE-CHAMPENOISE (25 mars 1814)
Fère-Champenoise est un bourg situé dans la Champagne crayeuse, entre la vallée de la Marne et celle de l'Aube, à 79 kilomètres au sud de Reims et à 76 kilomètres au nord de Troyes.
Le champ de bataille, s'étend à l'ouest, au nord et à l'est de la ville, sur la rive droite de la rivière Vaure. Il est resté rural, sauf sa partie oientale dénaturée par l'installation de l'aéroport international de Vatry.
Allemant
Aulnay
Bannes
Bergères-les-Vertus
Bierges
Blacy
Bussy-Lettrée
Chaintrix-Bierges
Chapelaine
Clamanges
Connantre : l'église Saint-Caprais
Coole
Courdemanges
Dommartin-Lettrée
Ecury-le-Repos
Fère-Champenoise : le centre-ville [48.75495, 3.99060]
Lenharrée
Lettrée
Linthes
Mailly
Maisons
Montepreux
Morains
Normée
Notre-Dame
Semoine
Sommesous : le village et les champs environnants
Le ruisseau La Soude
Soudé-Sainte-Croix
Trécon
Vassimont
Vatry
Villeseneux
FRIEDLAND (14 juin 1807)
Friedland [de nos jours Pravdinsk - Правдинск] est un bourg de Prusse Orientale, à une trentaine de kilomètres à l'est de Preussisch Eylau [Bagrationovsk - Багратионовск]. Il a subi les mêmes événements que cette dernière (voir ci-dessus à "Eylau") lors de la Seconde Guerre mondiale, le même exode de sa population multi-séculaire, le même repeuplement sous l'ère stalinienne, devenant de la même manière une bourgade russe de l'Oblast de Kaliningrad.
Gastronomie : même remarque que pour Eylau.
Le bois de Domerauer (ou de Domnau) , au nord-est du champ de bataille
Domnau [Domnovo - Домново] : le village et le monument aux soldats russes
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : l'église Saint-Georges [54.44703, 21.01681]
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : maisons rescapées de l'ère prussienne
Friedland [Pravdinsk] - Правдинск : le quartier général de Levin August von Bennigsen et celui de Napoléon après la bataille (en travaux lors de notre visite), vu de l'extérieur et de l'intérieur
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : statue du maréchal Koutouzov dans la rue qui porte son nom (bien qu'il n'ait nullement pris part à la campagne de Pologne)
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : stèle en hommage aux soldats russes et, dans le parc municipal [Gorodskoï Park - Городской Парк], monument au général Mazowski ayant trouvé la mort lors de la bataille
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : les étangs au nord de la cité alimentés par le ruisseau du Moulin [Pravda]
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : la rivière Alle [Lava - Лава] en amont et en aval de l'actuel pont
Friedland [Pravdinsk - Правдинск] : Le champ de bataille vu depuis Heinrichsdorf [Rovnoje - Ровное] au nord-ouest et depuis le nord
Le gué de Kloschenen [Lukino - Лукино] ayant permis à une partie des troupes russes d'échapper à l'étau des Français en traversant l'Alle, et, tout proche, le chemin menant à la briqueterie (Ziegelei) , siège de furieux combats
Postehnen [Peredovoje - Передовое] : le champ de bataille et le ruisseau du Moulin [Pravda - Правда]
Le bois de Sortlack , vu depuis Heinrichsdorf [Rovnoje - Ровное]
Gross-Ottenhagen [Berezowka - Берёзовка], par où les Russes se sont repliés : ce qui reste de l'église et les étangs au nord-est
Paterswalde [Bolschaja Poljana - Большая Поляна] où Napoléon installa son Quartier Général le 16 juin
Postérieurement à la bataille :
GOŁYMIN (26 décembre 1806)
Golymin est un village de Mazovie, en Pologne, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Varsovie [Warszawa], à l'ouest de Pułtusk. Le champ de bataille s'étend essentiellement de l'ouest au sud du village. Il est plat et modérément boisé.
Gastronomie : les soupes (dont la typique barszcz, à base de betterave rouge) sont très consommées en cette région de Pologne, tout comme les pierogi, sorte de ravioles diversement fourrées. Le plat principal peut être le bigos (qui s'apparente à la choucroute) ou encore le jarret de porc nommé golonko. Le dessert traditionnel, surtout à Pâques, est le mazurek, gâteau plat très joliment décoré. Et on n'oubliera pas de porter un toast (à l'Empereur et aux vaillants Polonais ayant combattu pour l'Empire) avec une des nombreuses vodkas comme la célèbre Zubrówka , parfumée à l'herbe de bison.
Garnowo, au sud-ouest : le hameau et le champ de bataille
Golymin : l'église [52.80824, 20.87177]
Golymin : le monument commémoratif et son texte en français
Wadkowo, à l'ouest : le hameau et le champ de bataille
HANAU (30 octobre 1813)
Hanau est une petite ville de Hesse située à quelques trente kilomètres à l'est de Francfort [Frankfurt am Main], dans une boucle de la rivière Kinzig, qui rejoint le Main quelques kilomètres plus au sud. Le champ de bataille, au nord-est et à l'est de Hanau, est très boisé (la forêt de Lamboy, notamment, ayant en grande partie été préservée).
Gastronomie : Nous nous sommes régalés sur place d'un Handkäse mit Muzik , qui est est un savoureux hors d'oeuvre fait de fromage de vache à base de lait caillé, servi froid avec du vinaigre, des oignons rouges et du cumin ; puis d'une Frankfurter Schnitzel , une escalope à la viennoise, accompagnée de Grüne Soße qui mixe sept herbes différentes (ciboulette, pimprenelle, bourrache, persil, cerfeuil, cresson et oseille). Le tout fut agréablement accompagné d'Apfelwein, cidre servi dans un verre ciselé de losanges appelé "das Gerippte" . Un autre jour, nous avons rendu hommage au camp ennemi, à travers une dégustation de Frankfurter Kranz , un gâteau à la crême au beurre en forme de couronne, qui commémore celle des empereurs du Saint Empire Romain Germanique, élus et couronnés à Francfort.
Bruchköbel : trois vues du village
La route de Friedberg et le champ de bataille près de celle-ci
Hanau : la Deutsche Goldschmiedehaus , hôtel de ville lors de la bataille, et le Neustaedter Rathaus [ces bâtiments furent reconstitués dans les années 1950 et 1960 après avoir été largement détruits par des bombardements anglais en mars 1945]
Hanau : l'actuel pont sur la Kinzig à l'ouest de la ville historique
Hanau : le Herrnmühle , où de nombreux Austro-Bavarois se sont noyés en tentant de fuir
La grande route de Hanau à Gelnhausen , qui suit le même tracé qu'à l'époque bien que quelque peu élargie...
Bois jouxtant la route de Hanau à Gelnhausen
Issigheim [Niederissigheim] : deux vues du village
La rivière Kinsig, à Hanau et dans ses environs
Forêt de Lamboy : diverses vues
Forêt de Lamboy : chemins et sentiers forestiers
Forêt de Lamboy : emplacement du pont historique [qui n'existe plus] sur la rivière Kinzig [50.13291, 8.95437]
Langenselbold : le château du prince Carl Friedrich d’Isenburg-Birstein , où Napoléon a passé la nuit du 29 au 30 octobre
Neuhoff : l'emplacement du village [dont il ne subsiste rien, c'est de nos jours une banlieue de Hanau]
Rückingen : une maison et l'église
HOHENLINDEN (3 décembre 1800)
Hohenlinden est un village situé à 34 kilomètres à l'est de Munich [München], en Bavière. Le champ de bataille se situe le long de la route ouest-est menant à Maitenbeth et Haag in Oberbayern, ainsi qu'au nord de celle-ci, entre le vallée de l'Isen à l'est et la route menant à Erding à l'ouest, dans une région moyennement accidentée mais surtout très boisée.
Gastronomie : Aux alentours de la capitale bavaroise, on se régalera d'un Schweinshaxe (gigot de porc) ou d'un Schweinsbraten (rôti de porc) , ou encore d'un Münchner Tellerfleisch (boeuf) ; chez les végétariens, les plus heureux seront les amateurs de chou... La boisson est naturellement la bière, Munich étant le berceau de brasseries mondialement connues : Löwenbräu, Hofbräu, Augustiner, Spaten, Paulaner, Franziskaner ; on choisira entre une Weissbier ou Weizenbier (bière blonde au malt de froment), une Helles, une Pils, une Münchner dunkel (brune), une Märzenbier (lors de l'Oktoberfest), voire une Alkoholfrei pour les enfants...
Albaching : vue générale
Le bourg d'Anzing : l'église et l'auberge ayant hébergé le général Jean-Victor Marie Moreau
Bittlbach : vue générale du village , son église et le champ de bataille
Buch-am-Buchrain : le village sous une tempête de neige
Burgrain : le village et ses alentours
Ebersberg : vue générale
Erding : la Schöner Turm et le centre-ville
Forstern : le village
Harthofen : le village
Hörlkofen : l'église
Hohenlinden : le village [48.15675, 11.99831] et l'auberge qui servit de quartier général à Jean-Victor-Marie Moreau
Hohenlinden : le monument commémoratif de la bataille
Environs d'Hohenlinden : champs de bataille et bois les entourant
L'Inn , affluent du Danube
Isen : le centre-ville
Le hameau de Kreith et les champs alentour
Kreuz : le village et le champ de bataille
Kronacker : l'église Sankt-Johannes
Lengdorf : le village et la rivière Isen qui le traverse
Loipfing : le village
Maitenbeth : le village et la route d'Haag , qui le traverse
Mittbach : le village
Mitterbuch : le village et le champ de bataille
Neuharting : le lieu-dit et un champ
Neustockach : vue générale du hameau et ses alentours
Niesberg : le champ de bataille et le village
Oberndorf : le village
Parsdorf : le village et le champ de bataille
Reithofen : l'église et l'auberge
Saint-Christophe [Sankt-Christoph]
Schnaupping : le village
Le hameau de Schützen
Les hauteurs de Tading
Weiher : le village
Wetting , près de Forstern
HOLLABRUNN (16 novembre 1805)
Cette bataille, qui a vu les Français de Murat poursuivre les Russes de Bagration en les harcelant, s'est tenue le long de la route qui mène de Vienne [Wien] à Znaïm [Znojmo]. Elle a débuté au nord de la ville d'Hollabrunn, à Suttenbrunn, pour se continuer, de plus en plus vers le nord, sur un terrain relativement plat offrant peu de possibilités d'abri, sauf des ondulations courant d'ouest en est : à Schoengrabern, autour de la ferme Nexenhof et du village de Grund puis aux environs de Guntersdorf, où elle a pris fin.
Gastronomie : On goûtera si c'est la saison au salami de chevreuil ou au jambon cru de cerf, ainsi qu'aux Mohnknödel (knödel aux graines de pavot). Côté boisson, Hollabrunn étant située au coeur de la région viticole du Weinviertel, on n'aura donc que l'embarras du choix.
Grund : le village en bord de route et le champ de bataille
Guntersdorf : le village
Hollabrunn : le centre-ville
La ferme Nexenhof
Schöngrabern : le village , le champ de bataille environnant et la route vers Znaïm
Suttenbrunn
IÉNA (JENA) (14 octobre 1806)
Tous nos remerciements à Mme Christiane Deshaies-Da Luz pour les photos qu'elle nous a autorisés à publier.
Iéna est une ville du nord de la Thuringe, dans la vallée de la Saale. Le champ de bataille, qui se situe au nord-ouest de la cité, est vallonné (collines du Dornberg au centre, du Sperlingsberg à l'ouest, du Landgrafenberg au sud) et très boisé au sud de la ligne Issestedt-Lützeroda-Closewitz.
Gastronomie : La spécialité locale est la célèbre "Thüringer Rostbratwurst" (saucisse grillée) qu'on sert accompagnée de "Thüringer Klöße" (boulettes de pommes de terre et de purée) et de moutarde traditionnelle. Comme dans d'autres région d'Allemagne, le rôti à la bière (Bierbraten) est également très consommé. Outre divers types de bières que produit la région, on ne manquera pas de goûter à l'excellent vin blanc de Bad Sulza .
Altengönna : le village et le champ de bataille
Closewitz : le village et le Dornberg , où se trouvait Napoléon lors de la bataille
Entre Closewitz et Lützeroda : stèle prussienne Tauentzien
Cospeda : un des chemins montant au village , vue générale et le petit musée consacré à la bataille
Cospeda : la colline du Landgrafenberg , au sommet de laquelle a été érigée une stèle nommée Napoleonstein [50.94512, 11.57147], et vues depuis ce lieu stratégique
Grossromstedt : vues du village
Hohlstedt : le village
Iéna [Jena] : la ville vue depuis les hauteurs où se tinrent les combats
Isserstedt : le village et un champ environnant
Isserstedt : la forêt , de nos jours classée
Isserstedt : la Mühlthal , vallée au sud du champ de bataille
Isserstedt : la stèle française Desjardins et la stèle "cavalerie saxonne"
Kappellendorf : le village
Kappellendorf : stèles francaise Soult-Lannes-Augereau et prussienne Rüchel
Kappellendorf : le Sperlingsberg et la tour à son sommet , commémorant les morts du corps du lieutenant-général Rüchel, construite à partir de dons et inaugurée le 14 octobre 1907
Entre Kappellendorf et Hohlstedt : le Winkel-Denkmal , inauguré en 1906, et sa plaque honorant les grenadiers saxons et les 5e et 6e régiments d'infanterie
Kleinromstedt : le champ de bataille et le village au loin
Krippendorf : le village et le champ de bataille
Krippendorf : le moulin , au nord du village
Krippendorf : la stèle française Soult et la stèle prussienne Kollin
Lehesten : le champ de bataille , le village et l'église
Loebstedt : la tombe des Saxons et sa plaque
Lützeroda : le centre du village
Rödigen : le village et le champ de bataille
Rödigen : le Bissing-Denkmal
Rödigen : la stèle française Soult et prussienne Holtzendorff
Vierzehnheiligen : le village , l'église et le monument aux morts
Vierzehnheiligen : la stèle française Lannes au centre du village, et la stèle Ney au sud de celui-ci
Vierzehnheiligen : l'Eberhardt-Denkmal , la stèle prussienne Grawert et la stèle "Cavalerie prussienne"
Alentours de Vierzehnheiligen : le champ de bataille au sud du village et en direction d'Isserstedt
Au nord de Vierzehnheiligen, en direction du moulin de Krippendorf : le chemin baptisé "Europaweg" , planté de cerisiers, qui commémore depuis 2010 l'amitié entre les nations.
KLEINSCHKORLOPP (17 juin 1813)
Ce village saxon, à 20 kilomètres au sud-ouest de Leipzig, a vu le corps franc d'Adolf von Lützow presqu'entièrement détruit par la cavalerie impériale. Le champ de bataille, proche de celui de Lützen (voir plus loin), est plat et peu boisé.
Gastronomie : voir à "Leipzig".
Le monument commémoratif du combat [51.23594, 12.23566]
Le champ de bataille vu depuis le monument commémoratif
Le monument sur le lieu où à été grièvement blessé le poète Theodor Körner [51.23323, 12.22592]
LAON (9 et 10 mars 1814)
La ville fortifiée de Laon (prononciation : "lan") est sise sur un butte allongée selon un axe est-ouest, dominant d'une centaine de mètres la plaine picarde au nord, et une zone plus vallonnée au sud. Elle était alors aux mains de l'armée prussienne et russe sous les ordres de Blücher.
Les combats eurent lieu le 9 à Semilly et Clacy, au sud-ouest de la ville, à Leuilly, au sud, et sur la rampe d'Ardon, au pied de celle-ci. Le soir, Marmont chassa les Prussiens d'Athies, à l'est de Laon, mais dans la nuit ces derniers y surprirent les Français lors du fameux "hourrah", les pourchassant dans la plaine et les bois alentours, puis vers le sud-est jusqu'à Festieux. Le 10, ce fut à nouveau à Clacy et Ardon que les belligérants s'opposèrent violemment.
Gastronomie : on goûtera aux rissoles de Coucy (petits chaussons farcis d'un hachis de viande de boeuf et/ou de porc) ou au pâté de perdreau en croûte, tandis que les végétariens préfèreront faire honneur aux pommes de terre de Picardie ou à l'artichaut gros vert de Laon. Point de vin en cette région, on en profitera pour découvrir la bière Val'Aisne.
Ardon : le village au pied de Laon, et l'église
Athies : la rue principale du village
Athies : la butte des Vignes
Athies : la ferme de la Mouillée [49.56879, 3.71465] et le champ de bataille
Athies : plaine entre le village et le bois de Lavergny
Bruyères
Chavignon : le village , un champ environnant et l'emplacement de l'hôtel Saint-Pierre , où Napoléon établit son Quartier Général le 9 au soir
Clacy : le village et l'église
Eppes : le château de Coucy , où le maréchal Auguste Viesse de Marmont s'installa le 9 au soir
Festieux
Plateau de Laon
Laon : les fortification et l'église Saint-Martin
Laon : plaque commémorative honorant les combattants (© 2011 Cyril Maillet)
Leuilly : l'église
Sémilly : la rue principale
LEIPZIG (BATAILLE DES NATIONS) (16-19 octobre 1813)
Leipzig est une ville de Saxe, qui comptait environ 32 000 habitants lors des guerres napoléoniennes. Le champ de bataille, très vaste et pratiquement plat, entoure la ville (à l'exception de l'ouest), l'essentiel des villages ayant donné lieu aux combats se trouvant de nos jours englobés dans une agglomération de plus de 600 000 habitants...
Gastronomie : Leipzig connaît une grande spécialité culinaire : la Leipziger Allerlei, sorte de jardinière de légumes faite de petits pois, de carottes, d'asperges et de morilles, au poivre et à la noix de muscade. Le Leipziger Lerche (littéralement "alouette") est un dessert traditionnel à base de pâte brisée, de confiture de fraises, de noix et d'amandes. Les Corbeaux de Leipzig, autre dessert typique, sont des prunes farcies au massepain, passées dans la pâte, frites et recouvertes de sucre et de cannelle, à déguster chaudes. La bière spécifique à Leipzig est la Gose, une haute fermentation parfumée à la coriandre ; plus classique est la Sternburg, déclinée en plusieurs types (export, pilsener ou schwarzbier).
Connewitz : le champ de bataille
Le Galgenberg, au sud-est de Leipzig, entre Liebertwolkwitz et Markkleeberg où se tenait Napoléon le 16 octobre, et vues depuis ce lieu
Probstheida : le monument de la Bataille des Nations [Völkerschlachtdenkmal] construit à partir de 1898 pour célébrer le centenaire de la bataille
Le Colmberg (ou Kolmberg) , entre Liebertwolkwitz et Seifertshain, et l'Apelstein 7
Dölitz : la Torhaus et la plaque en mémoire du maréchal Poniatowski
Dölitz : le canal Mühlpleisse
Dösen : le champ de bataille et les Apelstein 3 et 13
Gautzsch : le clocher
Gohlis : le Schlösschen
Großpösna : un étang
Güldengossa : le champ de bataille
Güldengossa : le monument russe et prussien et l'Apelstein 2 qui le jouxte
Güldengossa : le village , l'église et le manoir
Holzhausen : le monument autrichien
Kleinpösna : le champ de bataille
Kleinzchocher : le manoir
Leipzig : la rivière Weiße Elster qui traverse la ville, dans laquelle le maréchal Poniatowski s'est noyé
Leipzig : le monument commémorant l'explosion du pont sur l'Elster
Leutzsch : le parc [le manoir a été démoli en 1970]
Liebertwolkwitz : une rue
Lindenau : le Q.G. de Napoléon le 19 octobre , sa plaque commémorative et la rivière Luppe toute proche
Lössnig : le monument autrichien
Markkleeberg : vue aérienne , le manoir , l'église et l'Apelstein 50
Markkleeberg : la Torhaus et ses plaques commémoratives
Meusdorf : le monument "Leipzig" et le monument au général Schwarzenberg
Möckern : le Kugeldenkmal (Monument aux boulets)
Le Monarchenhügel, à mi-chemin de Liebertwolkwitz et Probstheida : le site , le monument et l'Apelstein 32
Paunsdorf : le monument autrichien
Probstheida : le monument de la Bataille des Nations [Völkerschlachtdenkmal] [51.31235, 12.41329] construit à partir de 1898 pour célébrer le centenaire de la bataille
Entre Probstheida et Thonberg : le monument Napoleonstein situé à l'endroit d'où Napoléon observa et dirigea les combats le 18 octobre [le moulin Quandtsche Tabaksmühle, détruit lors de la bataille]
Reudnitz : le Q.G. de Napoléon (alors maison du banquier Vetter) avant la bataille, du 14 au 16 octobre
Schönau : une rue et l'église
Schönefeld : le château et le clocher
Seifertshain : vue aérienne , l'église et le musée sanitaire et médical
Stötteritz : le manoir et l'église
Thonberg : le parc Günz
Wachau : le manoir et la plaque commémorant le maréchal Murat
Wachau : le tilleul dans le parc du manoir et le champ de bataille
LIGNY (16 juin 1815)
Nous exprimons notre gratitude à M. Dominique Timmermans (voir son site L'Empire par ses monuments), qui nous a fait découvrir en détail ce champ de bataille, la veille du bicentenaire.
Le village de Ligny, en Brabant wallon, se situe à une douzaine de kilomètres à l'est du carrefour des Quatre-Bras, où Michel Ney affronta le même jour le duc de Wellington. Le champ de bataille, grossièrement triangulaire pointe en bas, est compris entre la chaussée de Nivelles à Namur au nord et le bourg de Fleurus au sud ; il est moyennement vallonné et boisé, et traversé par un ruisseau au cours sinueux : la Ligne.
Gastronomie : voir à "Waterloo".
Brye : le village , la ferme du moulin de Bussy et l'emplacement du moulin [démonté au XIXème siècle et transféré en Limbourg néerlandais] où Blücher et Wellington mirent au point leur stratégie en milieu de journée
Fleurus : le Château de la Paix , quartier général de Napoléon au soir de la bataille, et la chambre où il a passé la nuit du 16 au 17 ; la ferme du même nom , qui jouxte le château, où furent cantonnés les Chasseurs à cheval de la Garde
Fleurus : l'église Saint-Victor , qui servit d'hôpital après les combats
Fleurus : le moulin Naveau qui servit d'observatoire à Napoléon, et le monument commémorant les victoires françaises de 1690, 1794 et 1815, qui le jouxte
Fleurus : le Château Zualart , quartier général du maréchal Soult
Ligny : vue du village depuis les batteries prussiennes et panorama du champ de bataille depuis le corps du général Gérard
Ligny : l'église , la ferme d'En-Haut [50.51155, 4.57583] défendue par les Prussiens, la cure qui a servi d'ambulance et, entre les deux, la ruelle du Curé par où sont arrivés les Français
Ligny : la ferme d'En-Bas , dernier bastion de la résistance prussienne, et la rue qui la longe [actuelle rue des Généraux Gérard et Vandamme], par où les Prussiens ont déboulé lors de leur retraite
Ligny : emplacement du château féodal des comtes de Looz [déjà à moitié en ruines en 1815, disparu en 1844]
Ligny : monument à la mémoire des grognards de l'Empereur et canon de fort commémorant le bicentenaire de la naissance de Napoléon
Le carrefour du Point du Jour , au nord-est du champ de bataille, où les Prussiens, dans leur retraite, obliquèrent au nord-est vers Gembloux
Saint-Amand : le village et le champ de bataille
Saint-Amand : vue du village depuis les batteries prussiennes et depuis le moulin de Brye ; l'église
Saint-Amand : le hameau de La Haye et le champ de bataille
Saint-Amand : la ferme de La Haye , où le général Jean-Baptiste Girard fut mortellement blessé, et la plaque commémorative
Saint-Amand : lieu-dit "Le Hameau" et le ru "La Ligne"
Sombreffe : le château , quartier général du IIème Corps prussien de Georg Dubislav Ludwig von Pirch
Sombreffe : l'église actuelle, datant de 1858, érigée au même endroit que celle ayant connu les combats, mais avec une orientation différente
Sombreffe : le presbytère et son intérieur peu paisible : boulet témoin des combats et porte ayant subi le courroux de Gebhard von Blücher et de son sabre !
Le lieu-dit "Trois-Burettes" , au nord-est du champ de bataille, et le carrefour éponyme où l'ancienne voie romaine croise la chaussée de Namur
Wagnelée : vue du village depuis le moulin de Brye
LÜTZEN (2 mai 1813)
Lützen, à 20 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Leipzig, a donné son nom à cette bataille (sauf en Allemagne où elle est nommée Bataille de Großgörschen) bien qu'aucun combat ne s'y fût tenu, un peu comme à Austerlitz, Iéna ou Waterloo. Le champ de bataille, qui se situe au sud de Lützen, est vallonné et est resté rural.
Gastronomie : voir à "Leipzig".
Eisdorf : l'église
Großgörschen : le monument au Prince Léopold de Hesse-Hombourg, tué lors de la bataille
Großgörschen : le monument au général Scharnhorst, mortellement blessé lors de la bataille , et la pyramide Schinkel (du nom de l'architecte prussien qui a conçu ce tye de monument)
Großgörschen : une rue du village et un moulin sur le champ de bataille
Großgörschen : le Monarchenhügel [51.19441, 12.18517], à deux kilomètres au sud du village, son monument et la stèle commémorative
Hohenmölsen : vue générale
Kaja : la maison ayant servi de Q.G. au maréchel Ney
Entre Kaja et Starsiedel : le champ de bataille
Kleingörschen : l'église
Poserna : le village
Rahna : des maisons du village et le champ de bataille
Le ruisseau Rippach
Söhesten : le village et le Mühlberg
Starsiedel : vue générale , l'église et le monument commémoratif
Stöntzsch : l'emplacement du village [détruit en 1964 aux fins d'exploitation d'une mine à ciel ouvert], la pierre commémorative et le ruisseau Floßgraben tout proche
Werben : le village et le champ de bataille
MARENGO (14 juin 1800)
Spinetta Marengo est une commune lombarde située à trois kilomètres au sud-est de la ville fortifiée d'Alexandrie [Alessandria]. Entre les deux coule (vers le nord-est) la rivière Bormida, affluente du Tanaro, qui lui-même se jette dans le Pô. De Marengo part, vers l'est, la route de Tortona, qui traverse successivement le village de San Giuliano Vecchio et le hameau de Torre Garofoli. Au sud de cette route se trouve Cascina Grossa ; au nord, Castelceriolo.
Ce vaste théâtre d'opérations est rigoureusement plat.
Gastronomie : à notre connaissance, Marengo est le seul lieu de bataille napoléonien à avoir donné son nom à une recette culinaire. Il ne s'agit pas du veau Marengo que chaque cordon-bleu ne manque pas d'avoir à son registre, mais plus exactement du poulet Marengo que selon la légende Dunand, le cuisinier de Napoléon Bonaparte, cuisina avec les moyens du bord (un petit poulet, trois oeufs, quatre tomates, six ecrevisses, de l'ail, de l'huile d'olive et un peu du cognac de la gourde même du Premier Consul) à l'issue de la bataille. Nous y avons goûté sur place , au restaurant de l'hôtel Diamante, accompagné à merveille d'une bouteille de Barbera d'Asti Superiore.
Alessandria : vues de la citadelle
La plaine de la Bormida et diverses vues du champ de bataille de Marengo
La rivière Bormida et le pont actuel qui l'enjambe [construit en 1915]
Cascina Grossa : le champ de bataille et le village , la cour d'une ferme
Castelceriolo : le champ de bataille et le village
Castelceriolo : l'égise , une rue et des toits du village
Le ruisseau Fontanone qui serpente du sud au nord à travers le champ de bataille
Frugarolo : l'église
Le platane de Napoléon , à 400 mètres à l'ouest de la Bormida, sous lequel la légende veut que le Premier Consul se soit reposé, et sa plaque commémorative
Le lieu-dit Poggi , petite éminence ayant servi à Napoléon de lieu d'observation
San-Giuliano Vecchio : le village
Spinetta Marengo : l'église de la Nativité de Marie et la Torre Teodolinda
Spinetta Marengo : colonne commémorative [44.89403, 8.67060] surmontée d'une aigle de bronze installée en 1801 puis réinstallée en 1918
Spinetta Marengo : statue en pied du Premier Consul devant la villa Delavo , oeuvre du sculpteur Benito Cacciatori, inaugurée en 1847
Spinetta Marengo : la ferme de la Barbotta, au nord du village et la Torre Teodolinda
Torre Garofoli, grande ferme où le général Bonaparte a établi son Quartier Général, plaques commémoratives et église la jouxtant
MONDOVI (21 avril 1796)
La bataille de Mondovì (prononciation : l'accent tonique est sur la dernière syllable, comme en français) débute à Ceva, puis se déplace vers l'ouest au fur et à mesure que les Sardes retraitent sous la pression des Français : San Michele Mondovì, puis Vicoforte, enfin le village perché de Mondovì, à 25 kilomètres à l'est de Cuneo. Cela dans un relief tourmenté.
Gastronomie : Mondovì n'est pas très éloigné de la zone qui produit le Barolo, "roi des vins et vin des rois", que le pape Pie VII appréciait tant qu'il tenait à ce qu'il y en eût en permanence au Vatican.
Panorama depuis le Bric della Guardia, à l'est de Mondovì , d'où Napoléon Bonaparte a étudié les lieux avant la bataille et au début de celle-ci
Le lieu-dit Brichetto [ou Bricchetto] , une élévation entre Vicoforte à l’est et Mondovì à l’ouest
Carassone , à un kilomètre au nord de Mondovì, et son église de San Giovanni in Lupazzanio où repose le général Henri Christian Michel de Stengel, mortellement blessé lors de la bataille
La rivière Corsaglia près de San Michele Mondovì et le pont qui l'enjambe à l'entrée du village
La rivière Ellero , qui contourne Mondovì par l'ouest et le nord
Lesegno : le château , Quartier Général de Napoléon Bonaparte du 20 au 23 avril
Mondovì : vues du village et du champ de bataille depuis la Strada Sta Maria à Vicoforte
Mondovì : la Piazza Maggiore , des rues du village et la Porte de Carassone
San Michele Mondovì : vues générales du village
San Michele Mondovì : redoute de la Bicocca qui surplombe le village et vue depuis celle-ci
Vico [Vicoforte depuis 1862] : la rue principale du village et le sanctuaire à 1,5 kilomètre au sud-est
Vicoforte, au lieu-dit La Scapita : Cascina del Vescovo ou Cascina Monsignore [44.38166, 7.88225] où Bonaparte s'est installé pour diriger les opérations, et vue stratégique depuis ce lieu
MONT-THABOR (16 avril 1799)
Nous remercions avec reconnaissance Mme Eva-Elise Grau, qui nous a fourni la photo du Mont-Thabor qu'elle a prise en 2012.
La plaine d'Esdraelon ou vallée de Jezreel [Emek Yizreel] où se sont tenus la plupart des combats
Fouli [Afula] : les rares vestiges du village
La route et le champ de bataille entre Fouli [Afula] et Noures ou Nuris
Le Mont-Thabor qui domine le champ de bataille (aucun combat ne s'étant tenu sur le mont lui-même)
Emplacement où se trouvait le village de Noures ou Nuris [détruit en 1948], au sud-est du champ de bataille
Panorama du champ de bataille depuis l'emplacement de Noures ou Nuris
Le pont de Medjameh [Gesher] qui enjambe le Jourdain au sud du lac de Tibériade , par où une partie des turcs rescapés se sont enfuis
L'hospice franciscain Casa Nova à Nazareth qui a abrité les généraux Bonaparte, Kléber et Junot au soir de la bataille
Postérieurement à la bataille :
MONTEBELLO (9 juin 1800)
Montebello della Battaglia est un bourg lombard de la plaine du Pô situé à trente kilomètres au sud de Pavie [Pavia] et soixante à l'ouest de Plaisance [Piacenza].
La bataille se déroula de part et d'autre de la route ouest-est menant de Tortona à Plaisance [Piacenza], en contrebas du village de Montebello et tout autour de celui de Casteggio, situé un kilomètre à l'est. Le combat fit également rage pour le gain des hauteurs situées au sud des deux villages, initialement tenues par les Autrichiens. Ces derniers, défaits, firent retraite vers Voghera à l'ouest.
Gastronomie : on se régalera d'Agnolotti di Canneto Pavese (aussi appelés Bata Lavar, sorte de gros ravioli), puis de Lumache alla pavese, plat à base d'excargots, fort prisé de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, lequel ira jusqu'à en faire servir au tsar Alexandre Ier en 1814. Les amoureux du vin apprendront avec joie que Montebello et Casteggio se trouvent en pleine zone viticole de l'appellation Oltrepò Pavese DOC, dont il existe une très grande variété de crus et de cépages qu'ils pourront déguster sur place.
Casteggio : le village , la Grande piazza [de nos jours Piazza Cavour] et des rues
Les hauteurs de Casteggio
La rivière Coppa et un pont sur celle-ci
Montebello della Battaglia : le village et la plaque commémorative apposée sur la mairie [45.00061, 9.10369]
Montebello della Battaglia : champ de bataille en contrebas du village et vu depuis ce dernier
MONTENOTTE, MILLESIMO, COSSERIA et DEGO (12 au 15 avril 1796)
Les combats, inaugurant la première campagne d'Italie, se tinrent au nord-ouest de Savona, en Ligurie, successivement le 12 avril 1796 à Montenotte Superiore, le 13 avril à Millesimo et Cosseria, enfin les 14 et 15 avril à Dego. Le terrain est montagneux et fort boisé.
Gastronomie : ne pas faire l'impasse sur les diverses variétés de pâtes à la truffe, aussi bien blanche (Alba, capitale de la Tuber magnatum, n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres au nord-ouest) que noire.
La rivière Bormida di Millesimo
La rivière Bormida di Pallare
Le col de Cadibona [Bocchetta di Altare] [44.33426, 8.34913], à 458 mètres d'altitude à l'est-sud-est d'Altare
Cairo Montenotte : vue générale depuis Cengio, et le centre-ville
Carcare : vues générales , le pont sur la Bormida di Pallare et la Casa Ferrero , Quartier Général de Napoléon Bonaparte lors des opérations de Millesimo, Dego et Cosseria
Cosseria : la colline surmontée du château , les ruines du château et le panorama depuis celui-ci
Dego : le village , ses environs et la rue principale
Dego : le pont sur la Bormida
Dego : le hameau de Cua dominant la Bormida di Spigno au nord du village. C'est le quartier de l'ancien château où se tinrent des combats, dont il ne reste que les ruines de la tour
Dego : la colline de Magliani , à un kilomètre au nord-est de Dego à vol d'oiseau, qui était fortifiée en redoute
Millesimo : Vues générales et le Ponte della Gaietta sur la Bormida
Millesimo : Le château et des rues de la ville
Millesimo : Maison de la famille Del Carretto [de nos jours Palazzo del Commune] [44.36437, 8.20583], Quartier Général au soir de la bataille du 13 avril
Montenotte Inferiore [Ferriera]
Montenotte Superiore : vues du champ de bataille , très boisé et accidenté
Montenotte Superiore : le monument "Cippo di Napoleone" au lieu-dit "Cassinassa" et la plaque à proximité
Montenotte Superiore : le Bric Menau , face à la ferme Il Parazzin, et vues depuis ce dernier lieu
Montenotte Superiore : le Monte San Giorgio et le Monte Pra
Montenotte Superiore : le village [44.38796, 8.40034] et le monument commémoratif
Montenotte Superiore : le hameau Naso di Gatto
Au sud-sud-est de Montenotte Superiore : le Monte Negino [parfois appelé Monte Legino sur les documents d'époque] culminant à 704 mètres, dont la redoute fut héroïquement défendue par le chef de brigade Antoine Guillaume Rampon et ses hommes, et vues depuis ce lieu
MONTEREAU (18 février 1814) et combats préliminaires de Mormant et Villeneuve-le-Comte
Les combats préliminaires eurent lieu en plaine de Brie, aux alentours de Mormant, Grandpuits, puis en se dirigeant vers le sud à Valjouan, Villeneuve-le-Comte [aujourd'hui Villeneuve-les-Bordes] et Orvilliers.
La bataille décisive embrasa Montereau [de nos jours Montereau-Fault-Yonne], ville située au confluent de l'Yonne et de la Seine, et les faubourgs la surplombant au nord : Surville (totalement dénaturé dans les années 1960 et 1970 par l'implantation de grands ensembles conçus par des architectes dont il est charitable d'oublier le nom) et Villaron (devenu une petite zone pavillonnaire : Les Ormeaux).
Gastronomie : le Brie de Montereau, cousin de celui de Meaux, est un fromage produit sur la rive gauche de la Seine et de l'Yonne, en particulier à Ville-Saint-Jacques.
La ferme d'Ancoeur (combat de Mormant)
Forges
Grandpuits et ses environs (combat de Mormant)
Montereau : la Seine en amont de la ville
Montereau : ponts sur la Seine et sur l'Yonne
Montereau : prieuré Saint-Martin
Montereau : plateau de Surville
Montereau : panorama sur la cité et le confluent depuis Surville et plaque [48.39121, 2.96057] commémorant le courage de l'Empereur
Montereau : statue équestre de Napoléon , oeuvre de Charles Pierre Victor Pajol (fils du général d'Empire), près du confluent de l'Yonne et de la Seine
Montereau : statue du général Henri Gatien Bertrand érigée en 2007 dans la montée vers Surville
Mormant : le centre et la route vers Nangis
Orvilliers
La ferme des Pleux (combat de Mormant)
Salins , où le maréchal Victor fit une halte inopportune selon Napoléon
Valjouan (combat de Mormant)
Villeneuve-le-Comte [aujourd'hui Villeneuve-les-Bordes]
MONTMIRAIL-MARCHAIS (11 février 1814)
La ville de Montmirail se situe au croisement de la route NE-SW reliant Château-Thierry à Troyes et de celle orientée est-ouest menant de Châlons-en-Champagne à Paris. C'est de part et d'autre de cette dernière, à l'ouest de Montmirail, que se tinrent les combats, en particulier sur le territoire de la commune de Marchais-en-Brie.
Gastronomie : voir à "Champaubert" et à "Château-Thierry"
Le bois Bailly , siège de rudes combats
La ferme de la Chaise
La ferme des Chouteaux
La ferme de Courmont , le monument commémorant les combats qui s'y tinrent et le champ de bataille proche
Le bois de Courmont où plusieurs carrés russes furent éventrés
Fontenelle-en-Brie, limite nord du champ de bataille : l'église
La ferme de la Grange-en-chart
La ferme des Greneaux [48.89562, 3.48089], où Napoléon a dormi après la bataille, et petit monument commémorant l'événement
La Haute-Epine : c'est dans ce hameau que Napoléon installa son Quartier Général au soir de la bataille
Marchais-en-Brie : le village , qui fut au coeur des combats
Marchais-en-Brie : l'église
Marchais-en-Brie : la ferme de la Cour d'Airain , au coeur des combats, et sa plaque commémorative
Marchais-en-Brie : le champ de bataille et la table d'orientation
La Meulière
Entre Montcoupot et le Tremblay, sur la route de Paris : colonne érigée en 1866 à l'emplacement où Napoléon se tenait pendant la bataille
Montmirail : vue générale et le château où l'Empereur déjeuna le matin de la bataille
La ferme des Plénois , à l'aile droite du dispositif français
La ferme de la Prelle , entre la route de Paris et Fontenelle
Le Tremblay : le hameau , où l'affrontement fut particulièrement violent, vue depuis celui-ci , et colonne à la mémoire de l'armée impériale
OCAÑA (19 novembre 1809) et combat préliminaire d'Ontigola
Ocaña est un gros bourg de Castille à 65 kilomètres au sud de Madrid et 50 à l'est de Tolède [Toledo], qui devait compter à l'époque quelques 1000 maisons et 5000 habitants.
Le champ de bataille, aride et vallonné (surtout au nord-est avec la Meseta de Ocaña), est traversé d'est en ouest par un ruisseau, nommé Arroyo de los Yesares.
Gastronomie : comme dans toute la Castille, il serait dommage de ne pas se régaler d'une portion de cochinillo asado (cochon de lait rôti) .
Le ruisseau Arroyo de les Yesares et la position de la garde du roi Joseph sur la rive droite
Ocaña : les hauteurs au nord-est de la ville
Ocaña : le champ de bataille sur la route de Cabaña au nord-est et sur celle de Noblejas à l'est
Ocaña : vue générale depuis la route de Noblejas , et champ de bataille au nord-est de la ville
Ocaña : la tour de l'église San Martin [39.96167, -3.49845], la Plaza Mayor et des rues du centre-ville
Ontigola : le village et son église
Ontigola : le champ de bataille où les cavaleries se sont affrontées le 18 novembre
PUŁTUSK (26 décembre 1806)
Pułtusk [le l barré se prononce comme le w de Waterloo...] est un bourg de Mazovie, en Pologne, à environ 70 kilomètres au nord de Varsovie [Warszawa], sur la rivière Narew.
Gastronomie : voir à "Golymin"
Mosin : le champ de bataille et un bois au nord du hameau [le bois au sud-est de ce dernier, siège de violents combats, n'existe plus]
Pułtusk : la maison où s'installa Napoléon au soir de la bataille, au numéro 29 de la Place du Marché [Rynek] [52.70479, 21.09304], et l'hôtel de ville à l'autre extrémité de la place
Pułtusk : la rivière Narew et un bras de celle-ci, traversant la ville
Pułtusk : les routes de Golymin , de Makow , de Nasielsk et de Rozan
PYRAMIDES (21 juillet 1798)
Le champ de bataille, fait essentiellement de dunes de sable, se situe sur la rive gauche (ouest) du Nil [نهر النيل], à 13 kilomètres au nord-nord-est des Pyramides de Gizeh [مجمع أهرامات الجيزة], tout autour du village fortifié d’Embabeh [إمبابة]. Il est aujourd'hui englobé dans la gigantesque métropole du Caire [القاهرة].
Gastronomie : le foul moudammas est à base de fèves sèches et bouillies, servies chaudes avec de l'huile et du citron, que l'on déguste traditionnellement avec une galette. Pour se désaltérer dans ce chaud pays, on sait que l'Egypte antique était connue pour sa bière, que l'on trouve toujours sous le nom de bouza ; elle est brassée à partir du blé, d'orge ou de mil. Mais les boissons non alcoolisées telles que le café, le thé ou les infusions (comme le karkadé, à base de fleurs d'hibiscus) prédominent de nos jours...
Gizeh : les pyramides [un bon touriste napoléonien, rendu sur place, doit être capable de trouver ces pyramides sans l'aide de leurs coordonnées !]
Gizeh : le Sphinx
Les rives du Nil telles que celles qui bordaient à l'époque le champ de bataille
QUATRE BRAS (16 juin 1815)
Avec nos remerciements à M. Dominique Timmermans (visiter son site Les monuments de l'Empire), qui nous a guidés lors de la visite de ce champ de bataille.
Les Quatre-Bras de Baisy-Thy sont un carrefour routier stratégique du Brabant wallon, à l'intersection de la chaussée de Nivelles à Namur et de celle de Bruxelles à Charleroi. Les combats se tinrent principalement de part et d'autre de cette dernière, au sud du carrefour.
Le terrain était à l'époque plus boisé que de nos jours, des forêts offertes par Guillaume Ier des Pays-Bas au duc de Wellington à l'issue de la victoire de Waterloo (en particulier le Bois de Bossu, au coeur des combats) ayant été abattues dans un but de profit ; de nombreuses haies ont également disparu.
Gastronomie : voir à "Waterloo".
Frasnes et le sud du champ de bataille
La ferme de Gémioncourt , siège de furieux combats
La ferme du Grand-Pierrepont [Pierpont] , bastion tenu par le régiment Orange-Nassau
Le Monument aux Belges , et le champ de bataille vu depuis celui-ci
Le Monument aux troupes britanniques et hanovriennes
Le Monument à la cavalerie néerlandaise
Le Monument au duc Frédéric-Guillaume de Brunswick , érigé près de l'endroit où il fut tué lors de la bataille, et statue de lion en bronze à son sommet
La ferme du Petit-Pierrepont , que les Français réussirent à prendre, et vue du champ de bataille depuis celle-ci
La ferme des Quatre Bras était lors de notre visite en 2015 la seule bâtisse d'époque encore debout au carrefour [50.57142, 4.45326] du même nom, lequel était tenu par les alliés lors de la bataille. Hélas l'argent des promoteurs immobiliers est plus puissant que l'enjeu mémoriel, et elle a été rasée en octobre 2016.
REICHENBACH et MARKERSDORF (22 mai 1813)
Ces deux villages saxons se situent à l'est du champ de bataille de Bautzen (ce combat en constituant la suite, au lendemain de la victoire, aux fins de poursuivre les Alliés en repli vers la ville de Görlitz et la rivière Neisse). Le champ de bataille, assez vallonné et boisé, est pour Napoléon lui-même le plus oriental de la Campagne de Saxe.
Gastronomie : voir à "Dresde".
Le Hoterberg, colline au sud-est du village d'Holtendorf, d'où à été tiré le boulet russe , et le panneau commémoratif
Markersdorf : la ferme Hanspach [51.145733, 14.88115], la chambre où Duroc est mort (dans la cour, au centre de l'image) et la plaque commémorative
Markersdorf : le champ où se tint le lendemain une prise d'armes en carré, en l'honneur de Géraud Christophe Michel Duroc
Markersdorf : le monument commémoratif à l'endroit où Duroc a été touché et la tombe du général Kirgener
Entre Reichenbach et Markersdorf : les hauteurs du champ de bataille
Reichenbach : la maison où a séjourné Napoléon et la plaque commémorative
Reichenbach : le Niederhof , endroit où se trouvait Napoléon
Reichenbach : le Töpferberg où se tenait le duc Eugène de Wurtemberg
A l'est de Reichenbach, sur la route de Markersdorf : le pont médiéval emprunté lors des combats
REIMS (13 mars 1814)
Les violents combats, auxquels participèrent héroïquement des "Marie-Louise", conscrits français des classes 1814 et 1815, eurent lieu sur la rive gauche de la Vesle, qui arrose la cité de Saint-Remi : d'abord vers Rosnay, puis sur les hauteurs de Tinqueux, aux alentours du Mont-Saint-Pierre, enfin dans les faubourgs au sud-est de la cité. L'Empereur dirigea les combats du haut de la colline Sainte-Geneviève, toujours à Tinqueux. De nos jours, le Mont Saint-Pierre est sous la menace d'une zone commerciale tentaculaire, et de la colline Sainte-Geneviève nous restent 2,5 hectares arborés d'un jardin public, suffisants toutefois pour faire naître l'émotion au souvenir du sacrifice de ces jeunes Français.
Gastronomie : outre les spécialités culinaires champenoises déjà évoquées par ailleurs, on ne manquera pas de goûter au biscuit rose de Reims (de la maison Fossier), un des plus anciens puisque son origine remonte à la fin du XVIIème siècle. Il est traditionnel de le tremper dans du champagne, et pour cela on n'aura que l'embarras du choix, puisque Reims est le siège de nombreuses grandes maisons, dont les noms font rêver ; par ordre alphabétique pour ne froisser personne : H. Abelé, De Cazanove, Chanoine, Heidsieck, Henriot, Krug, Lanson, Martel, Mumm, Piper, Pommery, Roederer, Ruinart, Taittinger, Veuve Clicquot, Vranken... et les autres !
Mont-Saint-Pierre , sur les hauteurs de Tinqueux, et son obélisque commémoratif [49.25737, 3.97285]
Reims : l'Hôtel de ville et la Cathédrale
La colline Sainte-Geneviève [de nos jours Parc de la Cure d'air] [49.24675, 4.00848], d'où l'Empereur dirigea les combats et où il bivouaqua le soir de la bataille. La plaque y commémorant le sacrifice des "Marie-Louise" est malheureusement dans un état indigne de l'hommage qui leur est dû.
La rivière Vesle , entre Fismes et Reims.
RIPPACH (WEIßENFELS) (1er mai 1813)
Rippach est un village saxon situé à six kilomètres au sud-est de Lützen. C'est sur ses hauteurs, en lisière d'un petit bois, que le maréchal Bessières fut mortellement blessé par un boulet.
Gastronomie : voir à "Leipzig".
Rippach : vue aérienne du village
Rippach : le champ de bataille sur la route de Weissenfels
Rippach : l'auberge "Zum Weißen Schwan" (Le Cygne blanc) où Napoléon et le maréchal Bessières se sont entretenus pour la dernière fois, le 1er au matin, et la plaque commémorative
Rippach : le champ où le maréchal Bessières se trouvait et la vue depuis ce lieu
Rippach : la stèle érigée à l'endroit [51.22674, 12.06873] où le maréchal fut mortellement touché et le chemin par lequel il fut évacué
Rippach : la maison du tisserand où le maréchal fut conduit agonisant
RIVOLI (14 et 15 janvier 1797)
Rivoli Veronese est un village de Vénétie situé à l'est du Lac de Garde [Lago di Garda], à 25 kilomètres au nord-nord-ouest de Vérone [Verona], sur la rive droite (ouest) de l'Adige, dans une zone montagneuse. Le champ de bataille [malheureusement traversé de nos jours par l'autoroute Modena-Brenner] se situe au nord du village, depuis les contreforts du Monte Baldo jusqu'aux bords de l'Adige ; quelques combats eurent également lieu au sud, sur le Monte Pipolo.
Gastronomie : Rivoli Veronese est entouré de vignes (voir photos) produisant un vin DOC appelé Valdadige, tandis que quelques kilomètres au sud-est se trouve la région de production du Valpolicella, dont l'excellent Amarone, et au sud-ouest celle du Bardolino, particulièrement apprécié de Johann Wolfgang von Goethe (Voyage en Italie). Outre les plats régionaux déjà cités plus haut (voir "Arcole" et "Borghetto") on pourra descendre sur les bords du Lac de Garde pour y déguster une anguille ou le fameux carpione, sorte de truite saumonée, un poisson très recherché.
Rivoli Veronese : le village
Rivoli Veronese : le champ de bataille entre le village et le Monte Baldo
Rivoli Veronese : le monument commémoratif [45.58098, 10.82115], en 2013 et 2016 ; il fut érigé en 1807 et reconstruit en 1917-1918
Le fleuve Adige , qui serpente à l'est de Rivoli
Au nord de Rivoli : Zuane Osteria , les hauteurs de Trambasore , la vallée de Caprino , San Martino (lieu des derniers combats le 15) puis les contreforts du Monte Baldo
Au nord-nord-est de Rivoli : le défilé d'Incanale , San Marco [fortifié à la fin du XIXème siècle], le Monte Magnone
Au sud-ouest de Rivoli : le hameau de Tiffaro , et plus loin le village d'Affi
Au sud de Rivoli : le Monte Pipolo
Le ruisseau Tasso , qui contourne Rivoli par l'ouest [à sec lors de nos visites en été]
ROLIÇA (17 août 1808)
Madame Florence Thévenot († 2021) nous a grâcieusement fourni deux photos de Roliça.
Roliça est un village du centre du Portugal, à quelques 80 kilomètres au nord de Lisbonne [Lisboa].
Le champ de bataille est constitué de crêtes boisées, disposées autour du village en fer à cheval, ouvert au nord-est sur une vallée menant à la ville fortifiée d'Óbidos.
Gastronomie : voir à "Buçaco". Une autre spécialité portuguaise est la cataplana, ustensile de cuisson ayant donné son nom à de multiples mets cuits à l'étouffée, par exemple aux poissons et fruits de mer
Roliça : l'église [39.31375, -9.18290] et des rues du village
Environs de Roliça : des collines du champ de bataille
La vallée menant à Óbidos .
LA ROTHIÈRE (1er février 1814)
La Rothière est un vaste champ de bataille, au sud de celui de Brienne-le-Château, essentiellement sur la rive droite de l'Aube (avec quelques débordements alliés sur la rive gauche). Il s'agit d'une plaine limitée au nord par la route menant de Brienne-la-Vieille à Morvilliers, à l'est par les bois et marais de Soulaines, au sud par Eclance et le défilé de Trannes, à l'ouest par l'Aube (que plusieurs ponts permettent de traverser : du nord au sud, à Brienne-la-Vieille, à Dienville, à Unienville, à Juvanzé et à Trannes). Au centre : le village de La Rothière, sur la route menant de Brienne à Bar-sur-Aube, flanqué à l'est par les hameaux de Petit-Mesnil et La Giberie et au nord-est par ceux de Chaumesnil et La Chaise.
Les violents combats, qui se soldèrent par des pertes comparables dans les deux camps, furent suivis d'une retraite en ordre des français vers Brienne, au nord, puis Lesmont ou Rosnay-l'Hôpital.
Gastronomie : voir plus haut à "Brienne"
Le bois d'Ajou près de Chaumesnil
L'Aube
Le bois de Beaulieu à Petit-Mesnil
La ferme de Beauvoir près de laquelle Marmont se heurta aux Autrichiens
L'emplacement de la ferme de Beugné [aujourd'hui disparue]
Bossancourt où Blücher tenait sa réserve
Brienne-la-Vieille où stationnait le maréchal Nicolas Charles Oudinot avant la bataille
La Chaise
Chauménil [Chaumesnil]
Dienville : le centre du village et le pont sur l'Aube
Eclance , à la droite du dispositif allié
La Gibrie [La Giberie]
Juvenzé [Juvanzé]
Lesmont : la halle
Morvilliers : le village et ses alentours
Petit-Ménil [Petit-Mesnil] : l'église et le cimetière
La Rothière : l'église et le monument commémoratif [48.34592, 4.55702]
La Rothière : champ de bataille
Rosnay-l'Hôpital où Marmont dut se replier derrière la Voire
Bois et étangs sur la route de Soulaines
Trannes , à la gauche du dispositif de Blücher
Unienville : l'église et le pont
ROVERETO (4 septembre 1796)
Rovereto (parfois orthographié Roveredo à l'époque, et nommée Röwern en langage germanique) est une ville du Trentin, à 25 kilomètres au sud de Trente [Trento], à l'est de la pointe nord du Lac de Garde [Lago di Garda]. Située sur la rive gauche (est) de l'Adige, près du confluent avec la rivière Leno, sa situation stratégique est de haute importance puisqu'elle commande l'accès à la vallée de ce fleuve, qui descend ensuite au sud vers Rivoli Veronese et Vérone [Verona].
Gastronomie : Voir plus haut à "Arcole", "Borghetto" et "Rivoli".
Coordonnées de la Piazza delle Oche [aujourd'hui Piazza Cesare Battisti] dans le centre historique de Rovereto : 45.89007, 11.04383
Vallée de l'Arsa [Vallarsa] : les hauteurs
Calliano , à 8 kilomètres au nord-est de Rovereto
Marco , au sud de Rovereto, sur la rive gauche de l'Adige
Mori, village au sud-sud-est de Rovereto, sur la rive droite de l'Adige : la rue principale et le ruisseau Cameras [de nos jours canalisé]
Rovereto : la rivière Leno et le château (Castel Veneto)
Serravalle , au sud de Marco
SOMOSIERRA (30 novembre 1808)
Le col de Somosierra, culminant à 1438 mètres, est un des rares passages permettant de rallier Madrid en venant du nord (Burgos), à travers la Sierra de Guadarrama. La route qui y mène, orientée nord-sud, était à l'époque modérément sinueuse [beaucoup moins de nos jours, ayant bénéficié au XXème siècle d'élargissements et de rectifications, du fait de son statut de route nationale].
Le champ de bataille est constitué de la route elle-même et de ses côtés, le tout large en moyenne d'une trentaine de mètres, sur ses deux derniers kilomètres. Sur la droite (ouest), en léger contrebas, un ruisseau nommé El Duratón ; sur la gauche (est), les pentes de la Peña Cebollera. La route est de nos jours inutilisée (sauf pour un accès à des parcelles), puisqu'une autoroute la surplombe à l'ouest (participant, avec moult pylônes de lignes à haute tension et une voie ferrée, à la dénaturation visuelle du site...).
Gastronomie : je me suis personnellement régalé d'agneau de lait au four (lechazo asado) accompagné d'un excellent vin rouge Ribera del Duero D.O.
La Sierra de Ayllón , à l'est du col
Le Duratón , qui coule le long de la route menant au col
Somosierra : la route menant au col, vue depuis les positions françaises au fur et à mesure de l'avancée de la cavalerie polonaise vers le col , et depuis les positions espagnoles au sommet du col
Somosierra : la chapelle Nuestra Señora de la Soledad édifiée au sommet du col dans la première moitié du XVIIème siècle, ses plaques commémoratives rappelant la bravoure du général Benito de San Juan et celle des cavaliers polonais , et son vitrail offert par les autorités polonaises
Somosierra : l'église paroissiale Nuestra Señora de las Nieves [consacrée en 1703, elle subit de lourds dommages lors de la bataille], et le col [41.13496, -3.58095] vu du sud .
ULM (17 octobre 1805)
Il s'agit davantage d'un siège de la ville que d'une bataille à proprement parler, même si de violents combats ont eu lieu. Les points stratégiques se trouvaient au nord de la cité (collines du Michelsberg et du Frauensberg)
Pfaffenhofen : la taverne Aussere où a séjourné Napoléon
Ulm : vue générale de la vieille ville et la cathédrale (Münster) [48.39851, 9.99149]
Ulm : le Michelsberg et le Frauensberg [Safransberg] , surplombant la ville au nord de celle-ci
VALVASONE (Passage du Tagliamento) (16 mars 1797)
Le champ de bataille comprend les deux rives du Tagliamento, fleuve large mais peu profond à cet endroit, ainsi que la plaine de la rive gauche, à l'est du fleuve, et ses villages enlevés un à un par les Français.
Gastronomie : la région du Frioul [Friuli, Friûl] propose une cuisine simple mais goûteuse. Nous avons apprécié les charcuteries dont l'incontournable jambon cru de San Daniele DOP, le frico au fromage Montasio et aux pommes de terre accompagné de la traditionnelle polenta, les cjarsons (raviolis à la farce douce et parfumée) , les blecs (ou maltagliati) au sarrasin et le jarret de porc rôti , le tout sagement accompagné d'eau minérale Goccia di Carnia , fort désaltérante.
Biauzzo (rive gauche du Tagliamento) : vue aérienne
Camino (rive gauche) : vue aérienne du village et du champ de bataille alentour
Gorizzo (rive gauche) : vue aérienne
Gradisca (rive gauche) : vue aérienne
Pozzo (rive gauche) : la rue principale et l'église
Rivis (rive gauche) : vue aérienne
Le Tagliamento : la rive droite (ouest) par où les Français sont arrivés, l'endroit [vers 45.98692, 12.91019] où ils ont traversé à gué , et la rive gauche (est) où ils ont culbuté les Autrichiens
Turrida (rive gauche) : vue aérienne
Valvasone : le Palais du comte Eugenio [45.99613, 12.86428], Quartier Général du général Bonaparte, le château juste en face, et son petit théâtre où Napoléon a assisté à une représentation.
Postérieurement à la bataille :
VAUCHAMPS (14 février 1814)
Le village de Vauchamps est situé à l'est de Montmirail, sur la route qui mène à Champaubert, Etoges et Châlons-en-Champagne.
Les combats eurent lieu dans les rues même de Vauchamps, puis dans les bois de l'Echelle et de Hautefeuille, au nord de ce dernier, enfin à Serrechamps, Janvilliers et Fromentières, à l'est-nord-est.
La poursuite des Prussiens par les Français se fera jusqu'à Champaubert et Etoges, encore plus à l'est.
Gastronomie : voir à "Champaubert"
Le bois de Beaumont , au sud-ouest de Vauchamps
Le bois de l'Échelle
Fromentières , que les Prussiens ont traversé lors de leur retraite vers Champaubert
Janvilliers : le village , où plusieurs carrés prussiens furent pris alors qu'ils retraitaient, et son église
Serrechamp [Sarrechamps]
Vauchamps : le village et la colonne commémorative de la bataille [48.88122, 3.61538]
Vauchamps : le champ de bataille
VIMEIRO (20 août 1808)
Madame Florence Thévenot († 2021) nous a grâcieusement fourni deux photos de Vimeiro.
Vimeiro est une bourgade du centre du Portugal, à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne [Lisboa].
Le champ de bataille est vallonné et moyennement boisé.
Gastronomie : voir à "Buçaco".
Vimeiro : l'église paroissiale São Miguel
Vimeiro : le monument commémoratif [39.17623, -9.31594] érigé sur le versant est du village pour le centenaire de la bataille, et le texte en mémoire des libérateurs
Vimeiro : une série de six magnifiques tableaux en azulejos sur la place, illustrant respectivement le débarquement de la brigade Anstruther le 18 août 1808 , celui de la brigade Ackland le 20 , les deux premières attaques françaises , la défense de l'église lors de la troisième attaque , les quatrième et cinquième attaques françaises et le QG du général Wellesley
Vimeiro : la statue d'un soldat anglais
Vimeiro : une carte de la bataille en azulejos près du monument
Le champ de bataille vu depuis le village.
VITORIA (21 juin 1813)
La ville de Vitoria [Gasteiz], au Pays Basque espagnol, se trouve au croisement de plusieurs routes stratégiques, en ce pays montagneux : au sud-ouest vers Burgos et Madrid, au nord-ouest vers Bilbao [Bilbo], au nord-est vers Saint-Sébastien [Donostia] et à l'est vers Pampelune [Pamplona], ces deux dernières menant vers la France.
Le champ de bataille est une cuvette entourée de montagnes, de vingt kilomètres sur dix. Les combats commencèrent au sud-ouest et à l'ouest de la ville, de part et d'autre de la rivière Zadorra, affluente de l'Ebre [Ebro]. Au fur et à mesure du repli des Français, ils se poursuivirent au nord de la cité et dans celle-ci. La débandade des troupes françaises se fera en désordre vers Pampelune, à l'est.
Gastronomie : on goûtera bien entendu aux charcuteries basques mais aussi, en saison, aux escargots "a la Alavesa" (sauce piquante) et aux champignons nommés "perrechicos". Et on ne manquera pas d'honorer le vin rouge Rioja Alavesa D.O.
Abechuco [Abetxuko] , conquis en début d'après-midi par Graham
Aranguis , sur la route de Bilbao, tenu par le général Honoré Charles Reille
Arbulo , sur la route de Pampelune, témoin de la retraite désordonnée des Français
Ariñiz , à 8 kilomètres à l'ouest de Vitoria, et les coteaux environnants
Armentia , siège de deux divisions françaises
Arriaga : l'église
Betono , où l'armée de Portugal arrêta quelque temps la gauche de l'ennemi
Durana : le village
Gamarra Mayor , conquis vers 13 heures par Graham
Gamarra Menor : le hameau et son église
Gomercha [Gometxa] et ses alentours , gauche du corps du général Jean-Baptiste Drouet d'Erlon
Jundiz
Margarita , droite du corps de Drouet
Les environs de Mendiguren
Puebla , avant-poste de l'armée française
Subijana de Alava , conquis par Hill vers huit heures du matin.
Villodas : le village et son pont , droite des positions françaises
Vitoria-Gasteiz : Plaza de la Virgen Blanca , et son monument [42.84653, -2.67331] commémorant la victoire les troupes de Wellington
La rivière Zadorra
Zuazo : le village
WAGRAM (5 et 6 juillet 1809)
Le champ de bataille se situe immédiatement au nord de celui d'Aspern-Essling, dans la plaine de Marchfeld. Il est limité à l'ouest par les hauteurs de Gerasdorf ; au nord par un ruisseau, le Russbach, dont le lit forme un creux de un à deux mètres de profondeur et dont la rive nord, après une étroite terrasse, se poursuit par un escarpement de quelques mètres de hauteur : le plateau de Wagram ; à l'est par le village de Glinzendorf.
Gastronomie : après une escalope viennoise (voir ci-dessus à "Essling"), il convient de se rendre dans une pâtisserie ou un café pour déguster une des nombreuses spécialités (Apfelstrudel, Sachertorte et des dizaines d'autres) qui ont fait la réputation de Vienne [Wien], accompagnée comme il se doit d'un café dont il existe plusieurs variantes, selon qu'il soit court ou long, avec ou sans lait ou crème , chaud ou froid, etc.
Aderklaa : le village , siège de durs combats de rue
Aderklaa : le champ de bataille environnant
Aderklaa : chapelle à la mémoire des soldats tombés au combat et colonne commémorant le rôle des Saxons sous Bernadotte
Baumersdorf [de nos jours Parbarsdorf] , où Oudinot échoua le 5 devant l'héroïque résistance de Hardegg
Bockfliess : le village
Le Danube [Die Donau]
Gerasdorf : le village et les hauteurs le surplombant, limite ouest du champ de bataille
Glinzendorf : le village , à la droite du dispositif français, était tenu par le maréchal Louis-Nicolas Davout
Groshofen , extrémité droite du dispositif français le 6
Gross Engersdorf , au nord de Wagram, servit de parc à munitions aux Autrichiens
Gross Enzersdorf , extrémité gauche du dispositif français le 6
La plaine de Marchfeld
Markgrafneusiedl : la tour , dominant le village
Pillichsdorf : le village , au nord de Wagram, et la butte de laquelle l'empereur François suivit la bataille
Raschdorf [Raasdorf] : le Quartier Général de Napoléon durant la bataille
Le Russbach
Süssenbrunn , qu'Oudinot attaqua le 6 à la tête d‘un immense carré de 8 000 hommes
Ulrichskirchen : le château , qui fut aménagé en hôpital de campagne
Le plateau de Wagram , pris par Davout et le général Etienne Jacques Macdonald le 6
Wagram [Deutsch-Wagram] : l'église et le monument commémoratif
Wagram [Deutsch-Wagram] : le Quartier Général de l'archiduc Charles [48.29568, 16.55793]
Wolkersdorf : le château où séjournait l'empereur François avant la bataille
WATERLOO (18 juin 1815)
Le champ de bataille de Waterloo (lequel est situé majoritairement sur la commune de Braine l'Alleud) est, à notre connaissance, le seul qui soit protégé, avec peut-être celui des Pyramides de Gizeh, mais pour elles ce n'est sans doute pas pour des raisons de mémoire napoléonienne.
Il a une forme grossièrement rectangulaire, de part et d'autre de l'axe routier nord-sud Bruxelles-Charleroi, avec Mont-Saint-Jean au nord, Papelotte et Frichermont à l'est, la Belle-Alliance et Plancenoit au sud, les faubourgs de Braine l'Alleud à l'ouest. Au centre : la ferme de la Haie-Sainte, et à quelques hectomètres à son sud-ouest celle d'Hougoumont.
Contrairement au célèbre vers de Victor Hugo dans L'Expiation, le terrain n'est pas une "morne plaine", mais, comme il le décrit deux vers plus loin, un "cirque de bois, de coteaux, de vallons". Ces ondulations ont d'ailleurs eu une importance dans le déroulement de la bataille (camouflage de troupes dans les creux, difficultés à mouvoir l'artillerie sur terrain boueux et glissant...)
Gastronomie : le touriste napoléonien pourra, après un waterzooï au poulet ou au poisson (ce plat originaire de Gand était le préféré de l'empereur... Charles Quint), un ragoût à la bière ou encore des chicons (endives) au gratin, déguster comme le maréchal Grouchy les succulentes fraises du Brabant, que nous avons encore trouvées en août. Il se dessoiffera avec une des innombrables (plus de 1100) bières belges , notamment celles d'abbayes, les meilleures du monde selon nous. Et s'il a un petit creux après avoir arpenté le champ de bataille, celui-ci sera aisément comblé par un cornet de frites. Il n'oubliera pas, non plus, de gâter les enfants avec gaufres et chocolats, quitte à goûter lui-même à ces spécialités pour leur donner l'exemple...
La ferme de la Belle Alliance , où Wellington et Blücher se rencontrèrent à l'issue de la bataille
Braine l'Alleud : clocher de l'église Saint-Etienne , laquelle servit d'hôpital de campagne
La Butte du Lion [50.67846, 4.40484] , surmontée d'un lion de fonte regardant vers la France , érigée à Mont-Saint-Jean par les Pays-Bas une dizaine d'années après la bataille
Le champ de bataille vu depuis la Butte du Lion
La ferme de Chantelet , quartier général du maréchal Ney dans la nuit du 17 au 18
La maison De Coster , guide local de l'Empereur, chez qui ce dernier se trouvait durant les charges de cavalerie du maréchal Ney
Genappe : la rue par où les Français, retraitant de manière désorganisée, sont arrivés et le petit pont sur la Dyle , où l'Empereur a dû abandonner sa berline
Genappe : l'église et la tombe du général Duhesme
La ferme de la Haye Sainte [50.67804, 4.41196] vue de la chaussée de Charleroi et de la Butte du Lion , et le champ devant celle-ci
La ferme d'Hougoumont [50.67067, 4.394478] : façade sud , façade ouest et cour intérieure
Ferme d'Hougoumont : le monument anglais
La ferme de Mont-Saint-Jean
Monuments commémoratifs : "L'Aigle blessé" à la mémoire du "Dernier Carré" des troupes napoléoniennes, le Monument aux Belges , le Monument aux Hanovriens , la colonne Victor Hugo
La ferme de Papelotte , à l'est du champ de bataille
Plancenoit : le village et le champ de bataille au nord de celui-ci
Plancenoit : crête sur laquelle Napoléon plaça la grande batterie d'artillerie
Emplacement de la ferme de Rossomme [aujourd'hui disparue] et butte proche, qui servit d'observatoire à Napoléon le 18 au matin
La forêt de Soignes, au nord-est de Waterloo
Vieux-Genappe : la ferme du Caillou , Quartier Général de Napoléon la veille de la bataille, et statue en bronze de l'Empereur érigée en 2002 dans le jardin attenant
Walhain : ferme Marette où le maréchal Grouchy, invité du notaire Höllert, entendit la canonnade de la bataille alors qu'il dégustait de succulentes fraises du Brabant
Waterloo : Quartier Général de Wellington ; ce bourg a donné son nom à la bataille bien qu'aucun combat ne s'y fût déroulé
WAVRE (18 et 19 juin 1815)
Un grand merci à M. Dominique Timmermans (voir son site Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens), qui nous a fait découvrir ce champ de bataille.
Wavre est une petite ville du Brabant Wallon, sur la Dyle, à 27 kilomètres au sud-est de Bruxelles, et surtout, historiquement parlant, à 17 kilomètres à l'est du champ de bataille de Waterloo. Le plus gros des combats se tint dans la ville et sur les deux rives de la Dyle, en direction du sud-ouest jusqu'à Bierges et Limal.
Gastronomie : voir à "Waterloo".
La ferme-château de la Bawette , au nord-nord-ouest de Wavre, où était cantonné le IIIème Corps prussien de Johann Adolf von Thielmann avant la bataille, et où le maréchal Emmanuel de Grouchy s'installa le temps d'apprendre la défaite de Waterloo et de décider de retraiter
Bierges, au sud-ouest de Wavre : le moulin et le monument au général Gérard , qui fut blessé près de cet endroit
La ferme de la Bourse , au sud-ouest de Bierges
La rivière Dyle à Bierges
Wavre : la rue du Commerce, menant à l'église Saint-Jean-Baptiste , laquelle porte encore les stigmates des combats, et l'hôtel de ville (couvent des Carmes Chaussés jusqu'en 1797)
Wavre : le pont du Christ [50.71476, 4.61057], ayant fait l'objet de pas moins de treize assauts, le Christ au flanc perforé... par un projectile et la plaque commémorative
ZNAIM (10 et 11 juillet 1809)
Znaïm [aujourd'hui Znojmo] est une ville morave à 75 kilomètres au nord-nord-ouest de Vienne [Wien], sur la rivière Thaya. Les combats se sont tenus au nord, à l'est et au sud de la ville.
Gastronomie : La région de Znojmo produit des vins très réputés, principalement blancs, dont un vin de glace (ledové víno) et un vin de paille (slámové víno) que nous n'avons malheureusement pas goûtés.
Dobschitz [Dobšice] , à l'est-sud-est de Znojmo
Oblas [Oblekovice] , au sud-est
La rivière Thaya
Znaim [Znojmo] : le centre-ville et le pont sur la Thaya
Znaim [Znojmo] : le couvent de Louka [48.84056, 16.05792], au sud de la ville
Le plateau de Zuckerhandl [Suchohrdly] , à l'est-nord-est
Zuckerhandl [Suchohrdly] : le cimetière
Crédit photos
Photos par Lionel A. Bouchon.Photos par Marie-Albe Grau.
Photos par Floriane Grau.
Photos par Michèle Grau-Ghelardi.
Photos par Didier Grau.
Photos par des personnes extérieures à l'association Napoléon & Empire.