Capitulation d'Ulm
Capitulation d'Ulm, 17 octobre 1805
Article I.
La forteresse d'Ulm sera remise à l'armée française avec tous ses magasins et toute son artillerie.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : La moitié de l'artillerie de campagne restera aux troupes autrichiennes.Refusé par les Français.

Article II.
La garnison sortira avec toutes les honneurs de la guerre, et déposera, après avoir défilé, ses armes. M. M. les officiers seront renvoyés sur leur parole d'honneur en Autriche; les soldats et bas-officiers seront conduits en France, où ils resteront jusqu'après avoir été échangés.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : Chaque individu de l'armée sera renvoyé en Allemagne, sous la condition, de ne servir contre la France avant d'avoir été échangé.Refusé par les Français.
Article III.
Tous les effets qui appartiennent aux officiers et soldats, leur seront laissés.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : Les caisses des régiments y compris.Accordé par les Français.
Article IV.
Les Autrichiens malades et blessés seront soignés, comme les Français malades et blessés.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : La loyauté et l'humanité des Français nous est connue.
Article V.
Cependant, si le matin du trois brumaire, an 14, (25 Octobre 1805) il se montrait un corps d'armée en état de délivrer la ville d* Ulm, la garnison de cette place ne sera plus tenue à cette capitulation, mais elle sera libre de faire ce qu'elle' jugeroit convenable.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : Si le 25 Octobre jusqu'à minuit inclusivement des troupes autrichiennes ou russes venaient à débloquer la ville, quelque soit le point de la porte de la ville où cela arrive, la garnison pourra sortir librement avec armes, artillerie et cavalerie, pour se réunir aux troupes qui l'auront débloquées.Accordé par les Français.
Article VI.
Une des portes de la ville d'Ulm (celle de Stuttgardt) doit être remise (le 18 Octobre) à sept heures du matin à l'armée française, ainsi qu'un quartier assez spacieux pour recevoir une brigade.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : Consenti.
Article VII.
L'armée française pourra se servir du grand pont du Danube, et pourra communiquer librement d'une rive à l'autre.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : Le pont est brûlé : on fera tout ce qui sera possible pour le rétablir
Article VIII.
Le service sera disposé de manière qu'aucun désordre n'ait lieu et que tout soit en harmonie entre les deux armées.
Réponse du Feldmarschalleutnant von Mack : La discipline française et autrichienne nous en est garant.
Article IX.
Tous les chevaux de cavalerie, d'artillerie et les charrois appartenant a sa M. L'empereur d'Autriche, etç. seront remis à l'armée française.
Article X.
Les articles I, II, III, IV et IX, n' auront leurs effets, que quand M. le commandant des troupes autrichiennes le voudra, cependant pas plus tard, que le matin du trois brumaires (25 Octobre). Et s'il se présentait à cette époque une armée qui serait assez forte pour débloquer Ulm, la garnison, conformément à l'article V. serait libre de faire ce qu'elle jugerait convenable.
Fait doubla à Ulm, le 25 Vendémiaire an 14 (17 Octobre 1805).
Signé, le Maréchal Berthier.
le Feldmarschalleutnant von Mack.